Il ERMITE A STIELTJES
Paris, 17 juin 1888.
Mon cher ami,
C'est à moi de m'excuserdu retard que j'ai mis à répondre à vos deux dernières lettres et surtout à vous exprimer combien je suis
heureux que vous ayez réussi à surmonter votre chagrin en vous remettant au travail. L;i question que vous avez traitée esl d'un grand intérêt cl ce me serait un plaisir de m'j engager avec vous, ainsi <|nc vous m'avez vu faire autrefois, quand vous vous en preniez à L'Arithmétique, si je n'étais à boul de mes forces el ayanl quelque peine à cause de la fatigue que j'éprouve à en finir avec mes leçons à la Faculté. \u moins permettez-moi, puisque vous vous proposez de publier vos recher< hes dans les Annales de Toulouse, d'appeler voire attention sur un excellenl travail de M. Halphen sur le sujet que vous avez traité, qui a paru à l'étranger dans les Rendiconti du Cercle mathématique de l'Université de Païenne. Je vous envoie le numéro de ce Recueil que vous ne recevez sans doute pas, pensant qu'il devra \ons intéresser. Il me semble qu'il y a quelque analogie entre ce que fait M. Halphen el votre méthode extrêmement ingénieuse de conclure une solution