STIELTJES I HERMITE
Paris, >8 juin i885.
M on si 11 R3
En réfléchissant sur cette question de la continuation analytique de fonctions définies par des intégrales définies dans une partie du plan seulementj j'ai fail cette observation bien simple que
r(a)= / x*-* {er*-i + x-—±...± x ^ n)dx,
tant que La partie réelle de a reste comprise entre — n et — (n — i). \ l'aide de cette remarque, on trouve facilemenl que la continuation anal \ tique de
f* r. ' — ' ri 7' Wt1 «<pr«)
(••>i donnée par les formules <p(a)= f X*-* (eJ i ~^)dx (o<PRa<il
<t>(a)=f .r«-» f—r1 --h- -a?) (- 3 < PR« < — i
*(«)=/ .r'-1 ( — — — - — '-^h 4— jxAdx (— 5<PR«< — 3
Ces formules sont d'un caractère bien différent de celles que je vous ai d abord communiquées.
Comme (une) autre application, j'ai considéré la fonction
xa~x dx
définie d'abord pour o <^ PRa <C i seulement. L équation
/(«) — r(a)=y i«-i|^- e~*j«te
LETTKK 77. I.')-
donnc déjà la continuation de /(a) dans la bande trois lois |>| u>
large
— 2< PR« <-t-r,
et l'on voil que, dans celle ha m le, f(a) a deux pôles, savoir a = o et a = -+- 1 avec les résidus + i ci — i . Or, nous avons vu que
T(a)=f x«-i(e-x—\)dx (— i< PRa < o). «/o Donc
c'est-à-dire
Cette relation, démontrée d'abord seulemenl pour les valeurs «le n dont la partie réelle est comprise entre — i et o, peut s'étendre ensuite à loul le plan.
Ce raisonnement bien simple, qui suppose toutefois la notion de la fonction T, a donné ainsi les propriétés les pins caractéristiques de la fonction f(a) et l'on peut déjà conclure que
/(«)sin«- et /(«) :
sont holomorphes dans tout le plan. On sait bien que
J ' sina -
J'espère, Monsieur, que vous voudrez bien recevoir avec votre bienveillance habituelle ces remarques qui sont, je le reconnais bien, d'une simplicité peut-être trop grande.
^ euillez bien agréer, Monsieur, l'expression de mon profond respect et de mes sentiments tout dévoués.