SriELTJES A H ERMITE
Toulfiuse, :f^ mai 1889.
Cher Mowsikuk,
l^es mauvaises nomelles que vous m'avez données de la santé de M. Halphen m'ont fait beaucoup de peine ; je viens d'apprendre, hélas! que vos inquiétudes n'étaient que trop fondées et que M. Halphen est mort âgé de /\o ans seulement. C'est une perte immense et irréparable. J'admire énormément ses deux premiers volumes sur les fonctions elliptiques; quant au troisième il fallait avoir une audace bien rare pour songer seulement à l'entreprendre et l'on ne trouvera pas un autre géomètre qui pourra le remplacer pour cette tâche. Mais vraiment cet exemple me confirme dans mon idée que vous, savants de Paris, vous travaillez trop. .
Cela suppose une puissance de travail dont je ne peux pas
bien me rendre compte. Je connais trop vos sentiments pour savoir que vous êtes profondément affligé; le sort de sa malheureuse femme est bien cruel.
... La seule consolation pour nous c'est de savoir qu'il laisse une œuvre durable et qu'il a donné le plus noble exemple de travail et de probité. Je m'associe pleineuient à votre tristesse.
Votre dévoué.