‹ Correspondance d'Odet de Coligny, cardinal de ChatillonChapitre 11 sur 36 · XXII · texte numérisé non relu

XXII

A ‘Monsieur, Monsieur le cardinal de Immola \

Monsieur, vous ne trouverez, s’il vous plaist, estrange si plus tost je ne vous ay faict dépescher pour la permission du Roy que vous avez demandée de vendre des boys en vostre abbaye de Beaubec 8 dont vous m’avez long temps a escript, ayant voulu attendre l’opportunité qui ne s’y estoit encores poinct présentée. Mainctenant je vous puys asseurer que ledict seigneur vous a accordé ladicte permission, mais seulement pour deux mille escuz, dont je vous envoyé le brevet du commandement qu’il en a faict et l’aurez, s’il vous plaist, pour aggréable; m’asseurant qu’après le temps d’icelle permission expiré, il sera facille d’en avoir une aultre semblable pour satisffaire entièrement à ce que vous avez demandé, et ne fauldray de m’y employer de mesme volunté que j’ay faict en

i. Communication de M. le baron de Schickler. (Voy. Introduction.)

7. Jérôme Dandini, né en 1509 à Céséna en Romagne (Italie), étudia le droit à Bologne, et, étant allé à Rome, il acquit un grand crédit à la cour pontificale et fut nommé évéque d’Imola (Romagne). Les papes Paul III et Jules III l’employèrent : le premier l’envoya en France en qualité de nonce; le second lui conféra la barrette cardinalice (i55i). Dandini occupa encore de hautes fonctions et mourut à Rome le 4 décembre 1559. (Moréri, art. Cardinaux et Dandini.) Le cardinal de Châtillon avait écrit précédemment à ce personnage une autre lettre dont nous n’avons pu nous procurer le texte. Elle est datée de Paris, le 11 février 1554 (n. s.); vente de M. Eug. Charavay , 2 5 janvier i885. Voir à l’appendice.

3. Aujourd’hui Beaubec-V Abbaye, commune de Beaubec-la-Rosière, canton de Forges, arrondissement de Neufchâtel (Seine-Inférieure).

ceste-cy, comme celluy qui vous peult bien asseurer, Monsieur, que vous n’avez par deçà amy qui de meilleur cueur vous y face plaisir et service que moy. Si j’eusse congneu icy qui se meslast de vos affaires, je luy eusse faict dire qu’il eust eu à lever vostredicte permission. Vous en pourrez escripre par la première dépesche à qui bon vous semblera, lequel en sera suyvant ledict brevet promptement expédié. Je me vays en cest endroict bien humblement recommander à vostre bonne grâce, en suppliant le Créateur, monsieur, vous donner bonne vye et longue.

De Saint-Germain en Laye, ce xx e jour de aoust i555.

(man. propr.) Vostre humble serviteur,

Le cardinal de Ciiastillon.

[Original], Bibliothèque de la Société de l’histoire du Protestantisme français, manuscrits, collection Labouchère.

A ^Monsieur de c Beanregard ,

Conseiller du Roy et secrétaire de ses finances.

Monsieur de Beaurcgard, j'ay reccu présentement une lettre de Jourdemare par laquelle il me mande que vous estiez tumbez ensemble sur quelque difficulté sur la dépesche touchant l’ordonnance de l’amyraulté que vous monstrastes l’aultre jour au Conseil pour ce que je vous avoys dict que j’eusse bien voulu faire adjouster que les anciennes ordonnances de l’amyraulté fussent demourées en leur entier, réservé la mixture de la robbe d’amy et d’ennemy, de quoy il est d’advis qu’on ne face aulcune mention en ceste dernière déclaration, et pource qu’il se congnoist myeulx que moy en telz affaires de la marine, je vous prie, monsieur de Bcauregard, vouloir entendre ses raisons et oster cette réservation de robbe d’amy et d’ennemy, sans avoir esgard à ce que je vous en avois dict, si vous voyez que ce soit pour le myeulx. Sur ce, je me reçommen-

deray de bien bon cueur à vous, priant le Créateur qu’il vous doint, monsieur de Beauregard, ce que plus désirez.

D’Escoüan 1 , ce 8 e jour de septembre i555.

Vostre bien bon amy,

[Copie moderne], B. N., /. français , 20461, fo 5 .

A Madame , Madame de La ‘Hochepot*,

Madame, j’ay receu la lettre que vous m’avez escrit par ce porteur par laquelle vous désirez sçavoir le temps du partement du Roy pour s’en aller d’icy à Bloys et passer par vostre maison à Creil, sur quoy je vous advise, madame, que j’en suys en mesme peine que vous pour n’en avoir encores rien peu entendre au vray, si n’est que je vous puis asseurer que ce ne sera pas plus tost de quinze jours, n’en ayant ledict seigneur aultre chose résolu jusques icy.

Sur ce, je prieray le Créateur, me rccommendant humblement à vostre bonne grâce qu’il vous doint, madame, bonne et longue vie.

De Villiers-Costeretz 3 , ce vn c jour de novembre i555.

Madame, je ne fauldray de vous advertir du jour que le Roy aura pris pour partir d’icy.

(man. propr.) Vostre humble et obéissant nepveu,

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N., /. français, 3071, fo 39.

1. Êcouen, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Pontoise (Seinect-Cise). Le connétable de Montmorency y avait un magnifique château construit sous la direction du célèbre architecte Jean Bullant.

2. Charlotte d’Humières, huitième enfant de Jean II, sire d’Humières, épousa M. de La Rochepot le i3 avril i55a. (P. Anselme, VIII, p. 280.)

3. Viîlers-Cotterets , chef-lieu de canton de l’arrondissement de Soissons (Aisne). Le magnifique château qu*y avait fait élever François 1er est aujourd’hui converti... en dépôt de mendicité!

A ' Monsieur , Monsieur de ‘Brissac,

Marcschal de France, gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Piémont.

Monsieur, je vous envoyé encores ung pacquet de lettres pour monsieur d’Andelot mon frère, lequel je vous prie luy faire tenir incontinant et seurement par le moyen du capitaine Salvezon ou d’aultre qui le pourra envoyer plus promptement, d’aultant que c’est chose qu’il désire avoir bientost; de quoy je ne crains point vous importuner, saichant bien que ce vous est plaisir de luy en faire et à moy pareillement, qui seray tousjours très aise de m’en pouvoir revancher s’offrant l’occasion de m’employer par vous par deçà; ne voulant oublier à vous advertir, monsieur, que j’ay receu la lettre que vous m’avez escripte du xxi e du passé, par laquelle j’ay esté très aise d’entendre tousjours de voz bonnes nouvelles et vous adviser que je suys encores attendant en pareille dévotion que vous de celles de mondict frère et de ce que le jeune Madruche aura faict pour l’eschange qu’il a esté poursuyvrc, dont je ne veulx faillir vous advertir si j’en entendz aulcune chose plus tost que vous; et cependant je prieray le Créateur, me recommendant humblement à vostre bonne grâce, qu’il vous doint, monsieur, bonne et longue vie.

D’Ennet 1 , ce iv e de décembre i555.

(man. propr.) Vostre humble et mellieur cousin,

Le cardinal de Ciiastillon.

[Original], B. N.,/, français , 20525 , fo 28.

1. Anet y chef-lieu de canton de l’arrondissement de Dreux (Eure-et- Loir), possède un admirable château du seizième siècle, bâti sur les plans de Philibert Delorme et décoré par Jean Goujon et Jean Cousin, par ordre de Henri II, pour sa maîtresse Diane de Poitiers.

A ‘Monsieur, Monsieur le mareschal de Brissac , Gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Piémont.

Monsieur, encores que je pense que vous puissiez desjà cstre party avant que ceste présente vous trouve suyvant le congé que le Roy vous a donné de le venir trouver, si n’ay-je voullu faillir vous fere encores ce mot de lettre pour vous asseurer que vous estes attendu en grande dévotion tant dudict Seigneur que de toute ceste compaignye et principallement de tous voz parens et amys, que vous n’en trouverez ung seul en ceste trouppe qui plus se resjouyssc ni qui plus vous désire veoir que moy, mais que ce soit avecques telle santé et disposition que vous-mesmes désirez. Je vous adresse encores ce pacquet qui est pour mon frère Andelot, que je vous prye, monsieur, voulloir incontinant envoyer au sieur de Salvezon pour le luy fere tenir; et je me recommenderay bien humblement à vostre bonne grâce, en priant le Créateur vous donner bonne vye et longue.

De Bloys, ce xxn° de décembre i555.

(man. propr.) Vostre humble et mellieur cousin,

Le cardinal de Chastillon.

| Original], B. N.,/, français , 20525 , fa 38.

A Madame , Madame la duchesse de Fcrrarc \

Madame, je vous ay ces jours passéz faict response à la lettre qu’il vous avoit auparavant pieu m’escrire du x mc de

i. Renée de France, fille cadette de Louis XII et d’Anne de Bretagne, née à Blois en i5io, morte à Montargis en i5~5, épousa en 1528 Hercule II t

l’aultre mois, par laquelle de vostre grâce vous me mandiez bien au long et ce qui concerne voz affaires, que j’estime estre le plus grand honneur que vous me sçauriez faire, et me semble, Madame, que je vous sattisfeiz le myeulx qu’il me fut possible sur ce qui pour lors se présentoit tant pour le faict de la confiscation de Gaillardbois 1 que de ce que vous me mandiez sur ce que Varennes vous avoit escript pour monsieur le connestable touchant la justice que désire avoir de vous pour la terre qu’il a nouvellement acquise près de Gisors, en quoy, madame, je pense que, quant vous aurez bien esté informée du peu de dommaige et intérest que vous aurez en la luy accordant (ne pouvant, comme j’entendz, cela valloir en tout plus de trente francz par an), vous ne vouldriez à mon advis pour si peu de chose l’esconduire, mais le gratiffier en beaucoup plus grande pour vous estre tel et si affectionné qu’il est. Touteffoys, madame, je ne vous en veux autrement persuader : vous en ferez ce qu’il vous plaira.

Quant à ce qu’il vous a pieu m’escrire par votre lettre du x me du présent touchant voz pensions, j’en ay parlé à monsieur le connestable, qui m’a dict estre bien marry que l’on n’a miculx poursuyvy les deux assignations qui vous ont esté parcydevant baillées pour vous en veoir entièrement sattisfaicte. Mais j’entendz que la faulte est venue d’un Italian auquel vous en donnastes charge qui a laissé couller les deux assignations l’une sur l’autre, et que pour ceste heure, madame, il est fort malaisé que vous puissiez estre payée de tout ce que vous demandez de vosdictes pensions, ayant le Roy mainttenant à supporter une si excessive despense que ung million d’escuz ne suffiroit à payer les gens de guerre qu’il veult faire licencer et casser sur

d’Est, duc de Ferrare, à qui elle apporta en dot le comté de Chartres, érigé en duché à cette occasion, et les seigneuries de Montargis et de Gisors. M. Jules Bonnet, secrétaire de la Société du Protestantisme français, ne tardera pas, nous l’espérons, à publier la biographie complète de cette princesse, fruit de vingt-cinq années de recherches dans la plupart des archives de l’Europe.

i. Gaillardbois-Cressenville y canton de Fleury-sur-Andelle, arrondissement des Andelys (Eure).

ceste trefve intervenue ', sans les aultres grans fraiz et despence qu’il est contrainct de faire de tous coustez : Par quoy, madame, considérant ce que dessus, je pressuppose que vous aurez pascience comme tous aultres jusques à ce que la saison soit meilleure qu’elle n’est pour ceste heure, me desplaisant grandement que je ne vous en puys pour ceste foys donner meilleure espérance.

Quant aux deux gentilshommes que vous demandez pour cstre auprès de vous au lieu de ceulx que vous avez renvoyés par deçà, mondict sieur le connestable en a parlé au Roy, et, voyant ledict Seigneur et mondict sieur le connestable aussy qu’ils ne sçauraient quelz gens vous envoyer et qui vous peussent estre agréables, joint que peu désirent aller par delà pour y résider, ils sont de cest advis, madame, que vous en faciez vous-mesmes choisir par ceux qui les congnoissent propre à vous faire service, sans qu’ilz se chargent de vous en envoyer de leur part, regardans à l’inconvénient qui est dernièrement advenu de ceulx que vous avez renvoyéz; et quant à moy, madame, je suys bien de cest advis, encores que j’aye faict tout ce qu’il m’a esté possible pour suyvre vostre intention, laquelle, madame, je mettray tousjours toute la peyne et sollicitude que je pourray pour l’acomplir et vous faire toute ma vye très humble service, comme j’ay de tout temps jusques icy faict sans jamais vous congnoistre que l’cffect ne suyve la parolle et comme je sçay que vous en estes digne.

Madame, je me recommande très humblement à vostre bonne grâce et supplie le Créateur vous donner en parfaite sancté très heureuse et très longue vie.

D’Amboise, ce dernier jour de mars i555 (i556 n. s.).

(man. prop.) Vostre très humble et très obéissant serviteur,

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N., f. français , 3256, fo 108 .

i. La trêve de Vaueelles, conclue le 5 février i556 entre Henri II et Charles-Quint.

xxvnr

[A Sébastien de VAubespine ]*.

Monsieur de Basse-Fontaine, j’ay receu la lettre que vous m’avez escripte par monsieur de Chaulnes 8 , lequel a faict entendre au Roy et à monsieur le connestable en quel estât il a laissé toutes choses sans rien obmettre de ce qui s’est faict et passé par delà depuis le partcment de monsieur l’admirai dont il m’a fait part. A ce que je veoy, tant plus ilz vont en avant, moins ils font congnoistre qu’ils ayent envie de nous gratifier à l’endroict de nos prisonniers 4 . Aussi je vous puis asseurer, monsieur de Basse-Fontaine, que le Roy a bien délibéré de ne leur faire aucune grâce de ce qu’ilz pouvoient espérer de Sa Majesté en faveur de la trefve. Nous attendons icy monsieur l’amiral dans peu de temps, et y doibt pareillement arriver bientost l’ambassadeur de delà et lors pourra l’on voir s’il persistera en l’explication des articles du traicté de ladictc trefve, telle que monsieur d’Arras 8 et les autres la veulent bailler. Cependant, je prieray, etc. . .

De Bloys, le xxv mc avril i556.

[Copie du temps], B. N../, français , 20991 (non folioté).

1. Imprimée presque intégralement par M. Delabordc (op. cit., I, p. 207).

2. Pour ce personnage, qui était abbé de Basse-Fontaine (diocèse de Langres) et parent du secrétaire d’Etat Claude de l’Aubespinc, nous ne saurions mieux faire que de renvoyer à l’excellente notice que lui a consacrée M. Louis Pàris en tête des Négociations sous François II (publiées par lui dans la Collection des documents inédits).

3. Louis d’Ongnies, dont la seigneurie de Chaulnes fut érigée en comté au mois de décembre i563. (La Ciiesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse , art. Ongnies; Lalanne, Dictionnaire historique de la France , art. Chaulnes.)

4. François de Montmorency, fils aîné du connétable; Honorât de Savoie, comte de Villars, beau-frère du même; d’Andelot; M. de La Rocheguyon ; le maréchal duc de Bouillon, gendre de Diane de Poitiers, en sont les plus connus.

5. Antoine Perrenot, plus connu sous le nom de cardinal de Granvclle qu’il reçut en i56i.

[A Sébastien de VAubespine.]

Monsieur de Basse-Fontaine, vous faisant le Roy ceste dépesche, j’ay bien voulu vous fere ce mot de lettre seullement pour vous advertir que j’ay receu la vostre du xxii mc du passé ensemble ce que vous avez escript à monsieur l’admirai, de laquelle j’ay esté très aise veoir le discours et ne fauldray de la luy bailler demain qu’il doibt estre icy ou après demain au plus tard. Au demourant, monsieur de Bassefontaine, à ce que j’entendz, l’ambassadeur Renard ' se doibt rendre à Blois aujourdhuy ou demain, et ne luy donnera le Roy audience que premièrement ledict sieur admirai ne soyt venu, lequel ne vouldra faillir de vous fere responce à vostredicte lettre. Cependant, je pryray le Créateur, me recommendant de bien bon cueur à vous, qu’il vous doinct, monsieur de Basse-Fontaine, ce que désirez.

De Chambourg*, ce premier de may i556.

[Copie du temps], B. N., /. français , 20991 (non folioté).

A Madame , Madame de La T^ochepot.

Madame, j’ay esté très aise d’entendre de voz bonnes nouvelles par ce porteur, qui vous sçaura rendre compte des

1. Simon Renard, bailli d’Amonten Franche-Comté, l’un des principaux diplomates de Charles-Quint et de Philippe II. (Voy. Tridon, Simon Renard , ses ambassades , ses négociations , sa lutte avec le cardinal de Granvelle. (Besançon, 1882, in-80.)

2. Chambord , canton de Bracieux, arrondissement de Blois (Loir-et- Cher). Il est à peine nécessaire de mentionner son château, Pun des plus beaux produits de la Renaissance française.

myennes, qui sont aussy très bonnes, ainsy que vous les avez entendues par la Bretesche que je vous ay envoyé ce matin. — Il me semble, madame, que vous estes trop près d’icy pour laisser élongner ceste compaignye sans la venir veoir, ainsy que je l’ay dict à cedict porteur.

Au demourant, je suis bien marry que madame de Humyères ’ n’y a point eu de logis : mais elle excusera la grant presse qu’il y a icy, oultre ce qu’on y attend, comme elle peult le sçavoir; il me déplaist qu’on n’a sceu myeulx faire pour elle.

Sur ce, je prieray le Créateur, me recommendant humblement à vostre bonne grâce, qu’il vous doint, madame, bonne et longue vie.

De Chantilly, ce xvn me de mars i556 (i557 n. s.)

(man. propr.) Madame, sy vous voullés icy venir, pour le moins ny ma chambre, ny mon logis ne vous seront espargnés.

Vostre très humble et mellieur nepveu,

Le cardinal de Ciiastillon.

[Original], B. N., f. français , 3071, fa 3 t.

XXXP

A Madame Vamyrallc , ma sœur*.

Ma sœur, j’ay esté très aise d’entendre, au retour de mon lacquetz que j’avoys envoyé vers vous, ce bon portement tant de vous que de voz enfans, et que vous passez vos couches *

1. Françoise de Contay, femme en 1607 de Jean II d’IIumières. (P. Anselme, VIII, p. 280.)

2. Imprimée in extenso par M. Delaborde (op. cit. f I, p. 25 i).

3. Charlotte de Laval, mariée le 16 octobre i 5,|7 à Gaspard de Coligny. (Delaborde, op. cit. f I, p. 63.)

4. Le 28 avril précédent, était né à l’amiral un quatrième fils, François (Delaborde, op. cit. f I, p. 25o), que le décès de scs aînés rendit, après l’assassinat de son père, le chef de la famille. Il fut dans la suite le fidèle et habile lieutenant du roi de Navarre, plus tard Henri IV.

en si bonne disposition, dont je loue Dieu, estant la meilleure nouvelle qu’on m’eust sceu mander. Au demourant, ma seur, vous entendrez par le sieur de Feuquières' 4 , présent porteur, comment il a pieu à monseigneur le Daulphin * le déléguer et l’envoyer devers vous pour tenir en son lieu sur les fons de baptême le fils que Dieu vous a donné, sur lequel me remettant à vous dire de noz nouvelles qui sont tousjours très bonnes, je ne m’estendray à vous faire la présente plus longue, si n’est pour me recommender bien fort à vostre bonne grâce, priant le Créateur vous donner, ma seur, ce que plus désirez.

De Villiers-Costerez, ce vi e de may 1557.

Le cardinal de Chastillon.

(man. propr.) Je vous advise que monsieur l’amiral s’en va dans deux [jours] en Picardie et se porte fort bien.

[Original], B. N., /. français , 3o33, fa 32.

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