‹ Correspondance d'Orient, 1830-1831 (volume 5)Chapitre 10 sur 47 · UT · texte numérisé non relu

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9a celle du Coran, a été conservée chez les Turcs pour le livre du prophète, comme chez nous la langue latine Ta été pour FÉvangile. Nos langues d'Europe, qui n'ont point de rapports et d'affinités avec le génie et les mœurs des Turcs , ne feront jamais de grands progrès en Turquie. Qn a établi à plusieurs reprises des écoles pour la langue française ; ces essais ont toujours été malheureux; je vous ai parlé de l'école de Farsenal ; on en avait établi une autre après la révolution grecque , la Porte ayant renoncé dès-lors à choisir ses interprètes parmi les Grecs du Plianar ; cette école nouvelle faisait quelques progrès,, mais ces progrès alarmèrent le drogman en titre qui la dirigeait et qui parvint à la détruire. Au moment où je vous écris, il^st encore question d'établir une école de français; lorsque j'ai été présenté au seraskier, il m'a parlé de son projet , et m'a prié de rester à Gonstantinople pour présider à cet établissement; il m'a fait beaucoup d'instances , et m'a pris plusieurs fois par le menton , ce qui est chez les Turcs une grande démonstration d'estime. J'avoue que j'étais tente de me rendre à sa prière, car lorsqu'il s'agit de la langue française, je n'oublie pas les inspirations du fai*teuil académique, et je suis volontiers de la propagande. Mais avant de commencer l'instruction des Turcs^ je dois achever la mienne et profiter de mon séjour ici pour étudier le pays.

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