‹ Correspondance d'OrientChapitre 18 sur 62 · LETTRE LX · texte numérisé non relu

LETTRE LX

Sur les médecins et la médecine de Stamboul,

Fera, octobre 1030.

Lorsqu'on entend parler d’un hahim-bachi, d’un chef des médecins, d’un directeur ou ministre de la médecine, établi au sérail, on est tenté de croire que l’art, de guérir est fort encouragé chez les Turcs. Il existe en effet un hakim-bachi dont la place fut créée à la mort d’un kislar-aga, tué par l’ignorance d’un charlatan ; mais le fïrman, par lequel cette place fut instituée, n’exige pas que celui qui l’occupe ait la moindre teinture de la science d’Hippocrate et de Galien ; Rousseau disait : Que la médecine vienne sans le médecin ; les flrmans du grand-seigneur ont dit au contraire : Que le médecin vienne sans la médecine . Ce qui vous surprendra peut-être, c’est que le médecin du sérail est un des personnages les plus considérables du divan, et qu’on le consulte quelquefois sur la paix et sur la guerre. Dans le fameux conseil où les ministres du sultan délibéraient sur la révolte des janissaires, l’hekim-bachi ayant été interrogé, trouva la maladie fort grave ; il pensa qu’un sang corrompu dérangeait V économie du corps social y et gu il fallait employer en ce cas la lancette de la sagesse G Vous voyez par là que l’hakim-bachi ne dédaigne pas de parler quelquefois la langue des docteurs dont il est le chef; mais sa science ne va pas plus loin ; et toutes les fonctions de sa place, comme premier médecin de l’empire, consistent à distribuer des diplômes à ceux des sujets tributaires qui veulent exercer la médecine dans la capitale et dans les provinces.

Les Turcs parlent d’une école de médecine et de chirurgie établie

1 Le discours de l’hakim-bachi est rapporté dans l’histoire turque de la destruction des janissaires.

d’orient.

à Solimanieh ; cette école avait autrefois une grande réputation en Orient; maisl’art de guérir ne s’y enseigne que par des traditions et des préceptes; les élèves y apprennent l’anatomie à peu près comme nous apprenons l’histoire ancienne, et jamais leurs regards n’ont pénétré dans l’intérieur du corps humain. Il est bien permis en Turquie de tailler, de couper, de disséquer les gens pendant leur vie ; une fois morts, c’est chose sacrée. On a vu des sultans faire ouvrir le ventre d’un page ou d’un esclave pour savoir s’il avait bu du lait ou mangé du melon, mais la loi religieuse défend formellement d’ouvrir un cadavre, lors meme que ce cadavre renfermerait une pierre précieuse qui ne serait point la propriété du défunt. On doit juger par là du progrès de l’anatomie ou de la médecine dans les écoles turques restées fidèles à la lettre et à l’esprit du Coran.

Dans un pays qui ne peut former des gens habiles, il faut bien prendre les médecins comme ils se présentent ; on ne doit pas même se montrer trop difficile sur leur admission : aussi suffit-il pour les rayas du diplôme ou de la patente délivrée par l’hakim-bachi, qu’on accorde sans examen, et qu’on achète pour quelques piastres. Les Francs qui veulent faire de la médecine n’ont pas même besoin de cette formalité.

J’ai entendu dire qu’il y avait autrefois des peines sévères contre les médecins qui ne savaient pas leur métier. Lorsqu’ils avaient tué quelqu’un par ignorance, on leur passait au cou une planche qu’on surchargeait de pierres ; puis on y attachait des sonnettes ; -le coupable était promené ainsi dans les rues, pour que le public fût averti et se tînt sur ses gardes. De pareils avertissemens ne se donnent plus nux habitans de Stamboul ; les idées delà fatalité ont prévalu de plus en plus, et les médecins ne sont que les instrumens de la volonté divine ; ils n’ont pas même à redouter les épigrammes et les plaisanteries bonnes ou mauvaises qu’on fait contre eux dans la chrétienté, car les Turcs ne plaisantent guère, et traitent tout sérieusement. Il résulte de cela que la Turquie est le paradis des médecins, et surtout des charlatans.

Les médecins de Stamboul peuvent être rangés en deux classes, les médecins francs et les médecins du pays. Ces derniers sont ordinairement des Grecs ou des Arméniens ; ils ont l’avantage de parler la langue turque, et de connaître le caractère, l’esprit de leurs malades. Dans une de nos précédentes lettres, nous vous avons montré un de

ces médecins, partant de Péra avec sa pharmacie dans son mouchoir,, et se dirigeant vers les quartiers riches de Stamboul. Je veux vous peindre ici son entrée dans la maison d’un Turc qui l’a fait appeler. Après avoir salué jusqu’au moindre serviteur en portant sa main droite au front et à la bouche, le voilà qui est admis dans l’appartement où gît son malade : il a quitté ses bottines noires ou brunes à la porte; à l’aspect du maître, il se prosterne jusqu’à terre ; il se relève ensuite, et, les bras croisés sur la poitrine, il attend qu’on lui fasse signe d’approcher. L’osmanlis , couché sur un sofa , jette d’abord un regard dédaigneux sur celui dont il espère son salut ; il lui donne enfin le signal ; celui-ci s’avance dans l’attitude la plus respectueuse* s’agenouille devant le sofa , tâte le pouls , fait des questions sur la maladie, et donne son avis, restant toujours à genoux, et s’asseyant quelquefois sur ses talons. Voilà pour la première visite ; si le malade est un homme riche, un homme puissant, un grand seigneur, le médecin étudiera ses caprices, ses faiblesses plus encore que sa maladie* et cherchera tous les moyens de lui plaire; point d’humiliations, point de services ignobles qu’il ne partage avec le dernier des esclaves. Quand sa tâche est remplie, il se gardera bien de parler de son salaire, car il serait plus mal reçu que la cigogne qui demande au loup le prix de sa guérison ; mais il profite d’une heureuse occasion pour faire accorder quelque grâce , quelque privilège qu’on le charge de solliciter, et qu’il fait payer à ceux qui les obtiennent. Quand son crédit est une fois établi, rien ne peut résister à ses intrigues ; il est l’esclave, il est le maître, il est le génie familier de la maison, aucune puissance ne pourrait l’en faire sortir; un insecte, un reptile qui a choisi notre estomac pour sa demeure, ou qui a pris possession de nos intestins, est quelquefois moins difficile à déloger qu’un médecin grec ou arménien qui a pris pied dans la maison d’un visir ou d’un pacha.

Les médecins francs n’ont pas les mêmes mœurs, les mêmes manières ; quelques-uns portent le tarbouschet le costume de la réforme ; d’autres sont restés fidèles au chapeau, parce que le chapeau donne toujours quelque crédit aux médecins. La plupart des docteurs européens ne savent point la langue turque, et ne peuvent faire un pas sans un interprète. Gomme ils ignorent les habitudes des Turcs, ils ont quelque peine à lutter contre les intrigues et la tactique habite des docteurs du pays ; ils ne sont soutenus que par la persuasion oit

d’orient.

sont les osmanlis que les véritables lumières de la médecine viennent de l’Occident. Cette prévention subsiste en dépit des médecins grecs et arméniens, et chaque jour il arrive de nouveaux aventuriers qui en profitent. Les voyageurs ont assez parlé de cette foule de gens sans aveu que la misère a chassés de notre Europe, et qui viennent se faire docteurs chez les Turcs : ma bonne étoile ne m’a fait connaître ici que des gens habiles, et ce sont ceux-là dont le nom vient sous ma plume. Je ne puis oublier les deux médecins qui m’ont traité pendant que j’avais la fièvre, et qui ont eu pour moi les soins les plus généreux : je ne puis oublier M. Corio, attaché à l’hôpital de Maltépé, ni M. Bailly, savant distingué, philanthrope dans toute la force du terme, toujours l’ami et souvent le bienfaiteur de ses malades.

Si on voulait faire un dénombrement complet des gens de la faculté, il faudrait mentionner ceux qui préparent les drogues et qui les vendent, les barbiers chargés de la saignée ou de l’application des sangsues, enfin les interprètes des médecins francs, qu’on peut considérer comme des élèves en médecine , et qui après avoir tous les matinspendant quelques mois traversé la Corne-d’Or avec leur maître, ne manquent pas de dire à leur tour : Et nous aussi nous sommes docteurs ! Il ne serait pas juste d’oublier les imans et les derviches qui se mêlent de l’art de guérir. Ceux-ci font de la médecine avec des talismans et des cérémonies mystiques ; le plus souvent ils écrivent des paroles saintes sur un papier , qu’on jette dans un vase d’eau fraîche; le docteur Corio appelle cela de la tisane de VAlcoran ; les papas grecs n’épargnent pas non plus les pratiques superstitieuses pour la guérison des maladies, et mériteraient aussi une place sur le tableau des médecins de Stamboul. Ajoutez à cela les fontaines miraculeuses des Grecs, et les tombeaux des santons auxquels la croyance populaire donne la faculté de guérir tous les maux de notre pauvre espèce humaine; que de fois j’ai vu des Grecs se croire délivrés de toute infirmité après avoir bu à longs traits l’eau d’une source, objet de leur vénération ! Que de fois j’ai vu autour de la sépulture d’un saint musulman les arbres et les buissons couverts de morceaux d’étoffes de toutes sortes de couleurs, qui étaient là comme les trophées d’une médecine féconde en miracles.

La maladie d’un homme puissant est toujours un grand évènement parmi les médecins de Stamboul ; il n’en est aucun qui n’ambitionne

l’honneur de tâter le pouls du malade ; chaque courtisan lui envoie

son docteur, chaque secte religieuse yeut avoir auprès de lui ses médecins ; souvent même une ambassade de Péra réclame pour quelques docteurs de sa nation la gloire d’une cure difficile ; ce qu’il y a de plus curieux, c’est qu’en pareil cas le malade se croit obligé de recevoir et d’écouter tous ceux qui se présentent ; il arrive de là que la maison d’un visir ou d’un ministre gisant sur son lit de douleur , devient tout à coup le rendez-vous de tous ceux qui s’occupent de l’art de guérir. On y trouve des docteurs juifs, des Grecs, des Arméniens, des Francs; dans cette foule, il se rencontre toujours quelques derviches qui viennent avec leur magie, et c’est ordinairement entre les mains de ces derniers que le malade expire , lorsque la nature ne vient pas à son secours.

C’est ce qui est arrivé au capitan-pacha qui vient de mourir ; des médecins grecs, des médecins arméniens, s’étaient d’abord emparés de sa personne. Comme la maladie ne faisait qu’empirer, il vint d’autres docteurs ; quand le mal fut à son comble , on appela M. Bailly ; la maladie était une hydropisie de poitrine ; le nouveau docteur ordonna le régime et les remèdes convenables ; mais, en même temps qu’un médecin habile était consulté , on écoutait d’autres avis , et le pacha mettait sa confiance dans la médecine des imans et des derviches. Un iman qui venait chaque jour, avait imaginé que le malade avait une belette dans l’estomac, et que, pour le délivrer de cet hôte incommode, il fallait prononcer quelques versets du Coran ; malgré plusieurs invitations faites au nom du prophète, il arriva que la belette ne voulut point sortir; que faire, dans ce cas? il était bien évident que la belette était encouragée dans son obstination par la présence des mauvais esprits. Yoilà donc notre iman qui se met en devoir d’arracher du corps du pacha les démons qui avaient pu s’y introduire. Ce fut dans ce moment même que M. Bailly vint visiter son malade ; le docteur rencontra à la porte un jeune esclave qui avait l’air trèseffrayé : Maschalla , s’écria-t-il , maschalla! (ô merveille de Dieu ! ) il s’était trouvé dans l’appartement du pacha lorsque l’iman y faisait son miracle et retirait du corps du malade les diables qui s’y étaient logés; à mesure que ces diables sortaient du corps, l’iman les prenait dans sa main, et les posait sur un sofa ; il en avait déjà retiré cinq, ajouta l’esclave, cinq qu’il nous a montrés ; le courage m’a manqué pour voir le reste. — - En achevant son récit, le jeune Turc murmurait encore entre ses dents le mot de maschalla 7 et craignait que les diables

d’orïent.

sortis du corps du pacha ne vinssent s’emparer de lui ; d’après tout ce qu’il venait d’entendre, M. Bailly pouvait juger que ses conseils ne profiteraient guère au capitan-pacha ; en effet , le malade était plus mal , et, ce qu’il y avait de plus fâcheux , c’est que le pauvre pacha faisait encore de fréquentes visites à son harem. Quand M. Bailly eut reconnu toutes ces circonstances qui devaient rendre la maladie incurable, il pensa que son ministère devenait inutile , et qu’il n’y avait plus rien à faire que de laisser mourir le capitan-pacha entre les mains de son derviche ; il ne revint plus ; et bientôt on apprit dans Stamboul que le grand amiral avait tourné son gouvernail vers V éternité , et que le vent du trépas avait rompu le mât de sa barque .

Les médecins, en Turquie, ont un privilège que beaucoup de voyageurs doivent leur envier ; l’humanité souffrante les appelle quelquefois dans les harems , et toutes les portes leur sont ouvertes ; il y a quelques jours que le docteur Bailly fut appelé au village d’Eyoub pour visiter la gouvernante des en fans du sultan ; le docteur fut reçu à la porte du palais ou du sérail par trois ou quatre eunuques noirs ; à mesure que M. Bailly s’avançait dans de grands corridors, les femmes rentraient à la hâte dans leurs chambres, et les eunuques leur recommandaient d’une voix menaçante de tirer le rideau placé à chaque porte. On arrive enfin dans l’appartement où la malade était couchée sur un riche sofa, élevé de deux pieds au-dessus du parquet ; quatre esclaves tenaient un grand voile blanc brodé d’or, étendu sur la face de la gouvernante ; le médecin, resté debout, fait des questions sur la maladie , les eunuques répondent et l’interprète traduit leur réponse ; le docteur demande à tâter le pouls ; un esclave tire mystérieusement d’une couverture le bras de la malade ; il demande à inspecter la langue, le voile tombe, une figure pâle se montre au grand jour, et M. Bailly peut contempler pendant quelques minutes une langue chargée d’humeur ; après avoir reconnu les symptômes les plus apparens du mal , le médecin prononce sur la maladie, il prescrit les remèdes ; puis les eunuques lui font signe de sortir; on le conduit dans orne chambre écartée et solitaire , où il a tout le temps de réfléchir sur ce qu’il vient de voir; comme il fallait suivre les effets immédiats du régime ordonné, il revenait de deux heures en deux heures auprès de la malade , toujours dans la compagnie des eunuques noirs. Il passa ainsi toute la nuit ; le lendemain matin , comme la malade se trouvait mieux , on le congédia et les eunuques l’accompagnèrent jusqu’à la porte.

La maladie était une fièvre pernicieuse; elle avait cédé à une forte dose de kinine ; une parfaite guérison ne tarda pas à s’en suivre, mais, quelques jours après , la gouvernante eut une rechute ; un médecin grec, qui avait été d’abord appelé, se trompa sur la maladie, et prescrivit un régime qui redoubla les accès de la fièvre. Quand M. Bailly arriva pour la seconde fois, la malade était dans un état désespéré; comme elle sentait sa situation , elle faisait des reproches à son médecin grec. « Que le démon, lui disait-elle, t’arrache les yeux et » le cœur ; que les anges de la mort te maudissent. » Elle le menaçait de le faire châtier sévèrement si elle revenait à la santé ; mais, deux jours après, la pauvre gouvernante était enterrée au cimetière d’Eyoub.

M. Bailly a fait beaucoup d’autres visites à des malades turcs ; parmi ces malades , je ne puis oublier le fameux Hussein-pacha ; quand le docteur est entré chez lui, il l’a trouvé couché sur son divan, entouré de ses serviteurs et de ses esclaves qui n’osaient lui parler. Le pacha avait l’air abattu , la voix affaiblie ; mais sa physionomie conservait sa vivacité , et son regard avait encore quelque chose de farouche et de menaçant ; pour se représenter dans son état de maladie le terrible exterminateur des janissaires, et pour trouver ici un point de comparaison, il faudrait peut-être avoir vu un lion malade.

M. Bailly a d’abord interrogé le pacha sur sa maladie ; le malade lui a répondu qu’il avait eu comme trois points douloureux dans la région du foie ; ces points douloureux étaient quelquefois accompagnés d’une fièvre violente. — Cela provient peut-être de la fatigue ou de quelque coutusion. — Étant à Yarna, a dit alors le pacha , je fus trahi par trois misérables en qui j’avais placé ma confiance; je n’ai pu les atteindre et les châtier , c’est alors que mon mal a commencé ; j’ai beaucoup souffert pendant six mois; mais ou bout de six mois deux de mes traîtres ont été saisis, et je leur ai brûlé la cervelle ; depuis ce temps , j’ai été un peu soulagé, je n’ai plus là mes trois douleurs, mais il m’en reste encore une, car le troisième de mes fripons n’a pu être arrêté. — M. Bailly, un peu surpris d’une maladie aussi étrange , n’a pu s’empêcher de dire au pacha que sa guérison lui semblait bien plus du ressort de la police que de celui de la médecine, puisqu’il s’agissait d’arrêter un homme. — Je sais que je serai guéri si le misérable qui m’a trahi tombe entre mes mains; mais, en attendant, ne pouvez-vous rien pour moi? — Je ne puis que vous

d’orient.

conseiller de vous modérer, si vous tenez à la vie. — L’âge me modère chaque jour , mon caractère est déjà bien changé ; si vous m’aviez connu autrefois! alors j’avais une tète de fer, une imagination de feu , une ame pétrie de poudre à canon ; le moindre obstacle que je rencontrais embrasait mon sang ; si mon cheval venait à broncher je l’abattais d’un coup de pistolet , si une pierre me faisait chanceler dans mon chemin, je tirais mon glaive contre cette pierre. — Pour vous guérir, lui a répondu le docteur, il yous faudrait quelque grande bataille , ou une journée comme celle des janissaires. A ces mots la physionomie du pacha s’est animée ; il a pris la main de M. Bailly en lui disant : Vous connaissez bien mon mal ! — Oui , a repris le médecin , mais je n’y connais point de remède *.

P. S. Au milieu des tableaux qui se renouvellent chaque jour sous nos yeux , nous n’avons point oublié nos croisés ; j’ai déjà visité en leur mémoire les murailles de Constantinople, et voici M. Poujoulat qui va vous tracer l’itinéraire de nos vieilles armées à travers l’Asië mineure; les circonstances ne nous ont point permis de parcourir cette contrée; vous comprendrez alors toutes les difficultés que mon jeune compagnon a dû rencontrer dans son travail. La lettre que vous allez trouver ici est consacrée aux premières bandes de Pierre-l’Hermite , et à l’armée de Godefroy depuis Constantinople jusqu’à ïconium.

1 Cet Hussein-pacha est celui qui commandait l’armée du sultan, envoyée en Syrie contre Ibrahim-pacha. Il n’a pas soutenu sa réputation militaire.

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