‹ Correspondance de Béranger (volume 4)Chapitre 44 sur 116 · IV · texte numérisé non relu

IV

m CORRESPONDANCE

TOUS une emprunteuse. Si du moins je pouvais vous aider à vous faire ouvrir, la porte d'un théâtre, des Français ou de YOdéon; mais, vous ne le savez que trop, je suis sans relations avec les coulisses et avec ceux qui y régnent.

Le râle de Mcdée, toujours manqué jusqu'ici, me semblait devoir convenir parfaitement à mademoiselle Radiel. Gommtt elle m'a paru avoir un sens aussi droit que son talent est admirable, je croyaisque le rôle, ainsi que vous l'avez envisagé, pourrait la séduire, et que, quels que soient les défauts de voire tragédie, elle pourrait vous indiquer les moyens de les faire disparaître, et surtout vous tracer un dénoûment tout à fait à sa convenance : pour cela, il eût fallu qu'elle eût un moment à vous donner. Une personne plus hardie, plus remuante que vous, serait peut-être parvenue à séduire celte femme de génie, qui au reste doit être bien obsédée de demandes jiareilles à la vôtre. Je ne le comprends que trop.

Il vous eût aussi fallu un protecteur puissant, et vous n'en avez pas su trouver. Vous me parles d'un monsieur que j'avais cherché h intéresser à votre ouvrage : îl a perdu la position qui eût rendu sa recommandation utile; mais vous ne m'aviez pas dit que vous connaissiez quelqu'un qui était en rapport avec M. de Castellane, le seul des hommes haut placés parla naissance et la fortune qui sosoil nionliv constamment ami des lettres et du théâtre, et qui ail fail des sacrifices en leur faveur. Que ne cherchez- von s de ce côté une recommandation que je ne puis vous trouver ;iillcurs; pcnl-élre un pareil protecteur vous mettrait-il en rapport avec liw personnes dont TOUS avez besoin, el pi'ul-èlrc au^si, par<w conseils éclairés, M. de Castellane pourrait-il auiétid^ pièce.

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