‹ Correspondance de Béranger (volume 4)Chapitre 76 sur 116 · CCXXXVII · texte numérisé non relu

CCXXXVII

A UOiNSIEUR GUSTAVE PLANCHC

18 ma» 1854.

Pardonnez-moi, mon cher Planche, de venir troubler votre introuvable retraite, dont j'ai en vain cherché l'adresse qunnd J'ai voulu vous remercier de tout ce que vous avez dit de moi avec une indulgence dont je suis toujours reconnaissant.

Aujourd'hui, un jeune homme, h qui je porte le plus vif

^ hti Mélodies amiénoises.

36i CORRESPONDANCE

intérétf me demande votre adresse pour aller réclamer votre appui : je n'ai jamais pu me la procurer. Il va donc courir Paris pour implorer votre assistance dans une entreprise tout artistique. Puisse Théodore Yalerio^ que je connais depuis son enfance, vous trouver dans ce grand Paris, où je n'ai plus le plaisir de vous rencontrer; dans cette immense ville, où il est si difficile de/ retrouver ses amis et les gens qu'on aimerait le plus à voir I

Si vous le pouvez, je vous en prie, venez en aide à cet artiste courageux, qui a parcouru l'Europe pour nous rapporter le fruit de ses labeurs et de ses peines*.

Quant à moi, je finis en souhaitant de vous revoir encore une fois au moins avant de mourir.

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