‹ Correspondance de BérangerChapitre 34 sur 73 · A MESSIEURS LES RÉDACTEURS DE LA PANDORE · texte numérisé non relu

A MESSIEURS LES RÉDACTEURS DE LA PANDORE

22 octobre 1826.

J'ai l'honneur de saluer messieurs les rédacteurs de la Pandore et les prie de m'inscrire pour 10 francs, que je leur envoie, dans la souscription pour le tombeau de Talma^

* Où M. de Jouy possédait une propriété.

* Talma venait, avec le plus grand succès, de jouer le rôle de Banville dans VÉcole des Vieillards, lorsqu'il fut alleinl par la maladie dont il est mort, le 19 octobre 182G. L'archevêque de Paris tenta inutilement d'arriver jusqu'à son lit : il ne voulut pas voir de prêtre.

5 Celte lettre se trouve dans les Miettes de F. Grille.

A MONSIEUR ROUGET DE LISLE

24 décembre 1826.

Je ne suis revenu de la campagne qu'hier à quatre heures du soir, encore parce que, malgré le mauvais temps et la boue, j'ai eu le courage de faire la route à pied, sans quoi je ne serais point encore de retour, le pays où j'étais n'ayant point de voitures publiques. J'ai trouvé chez moi une lettre de vous et une de Béjot, dont le contenu m'a affligé. J'ai regretté de ne m'être pas trouvé chez moi lorsque vous y êtes venu. Je vous avoue cependant que je ne sais ce que j'aurais pu faire pour vous tirer d'embarras, car je suis moimême très-gêné, et la nouvelle loi sur la presse pourra bien encore augmenter cette gêne. Bracq^ m'a promis de me donner, avant peu, les 200 francs; voilà déjà huit ou dix jours passés depuis cette promesse : j'espère qu'il ne tardera pas maintenant à la remplir. Vous pouvez compter sur cet argent; le tout est qu'il arrive promptement. Bérard m'a dit hier soir qu'il vous avait vu le matin causer avec Béjot; comme je n'ai point vu ce dernier, je ne sais oiî vous en êtes. Si vous avez un moment aujourd'hui, venez me voir, car demain je suis obligé de sortir de bonne heure, et vous savez qu'aujourd'hui je suis obligé de rester chez moi, surtout ne m'y étant pas trouvé jeudi. Je vous attends donc.

A MONSIEUR BERVILLE

26 décembre 1826.

Mon cher Bervillc, M. Marin, qui s'occupe des intérêts de

' Le colonel Brncq.

la France chrétienne, me demande un mot de recommandation pour vous. Il désire obtenir de vous des renseignements et des conseils sur le privilège de ce journal. Il vous expliquera lui-même l'objet de sa demande, et vous êtes mieux que tout autre à même de l'instruire du fond de cette affaire pour laquelle il est en marché. J'ai pensé que vous me pardonneriez d'user de la bienveillance que vous m'avez toujours montrée, pour recommander un ami à vos lumières et à votre obligeance. Agréez mes excuses de la liberté que je prends et l'assurance nouvelle de mon sincère attachement.

Tout à vous de cœur et d'estime.

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