A MONSIEUR EMILE DESCHAMPS
21 décembre.
Monsieur,
Pendant mon séjour à la Force^M.. Fontaney eut la bonté tie me prêter la deuxième édition de vos Etudes *. Ce volume, qui me fut emprunté, ne m'a pas été rendu. Je viens de m'en procurer la quatrième édition pour la rendre à mon obligeant visiteur. Mais je sais qu'il tient extrêmement à l'envoi que vous aviez mis en tête du volume. Auriez-vous la bonté, monsieur, de mettre sur la première page de celui-ci les mots que vous aviez écrits sur l'autre, afin que M. Fontaney ne soit pas privé de ce témoignage de votre amitié. C'est un service personnel que vous me rendrez à moi-même. Je renverrai demain chercher ce volume, si vous voulez bien le laisser à quelqu'un de votre maison.
Je profite de cette occasion pour vous remercier, monsieur, de ce que vous avez bien voulu dire de moi dans votre préface. Croyez à toute ma reconnaissance pour des éloges dont je sais d'autant plus le prix que j'apprécie plus que personne le talent de celui qui a bien voulu me les donner.
Recevez, monsieur, l'assurance de ma considération distinguée, et d'avance mes remercîments pour le service que je réclame de vous. Votre dévoué serviteur ^
1 Les Études françaises et étrangères.
* Lettre communiquée par M. Emile Deschamps.
A MADAME FIRMIN
3 janvier 1850.
Je n'ai pas encore eu de nouvelles de M. Taylor.
Voilà un mois aussi, ma chère Adèle, que je garde la chambre. Une irritation d'entrailles, accompagnée de fièvre et de rhume, me retient encore en prison. Dès que je croirai pouvoir sortir, j'irai te voir, ainsi queFirmin; mais, en attendant, je te fais, ainsi qu'à lui, tous mes souhaits de bonne année, ce qui te coûtera trois sous; mais ce n'est pas trop, car je t'assure que ces souhaits-là sont de la meilleure espèce, et que, s'ils s'accomplissent, tu ne te plaindras pas de la dépense qu'ils t'occasionnent.
Adieu ; je t'embrasse et te charge de mille amitiés pour ton mari.
A loi de cœur.
GGXIX