A Mme DE BeRINGHEN
A Meaux, 5 de l'an 1686.
Je prie Dieu, ma Fille, qu'il vous renouvelle à ce renouvellement d'année, et, de mon côté, je suis bien aise de vous renouveler les assurances d'une fidèle et constante amitié.
J'apprends avec joie de M. Morin1, votre médecin, que votre santé est bonne et que le repos est extrêmement propre à rétablir votre poitrine affaiblie. Je vous prie donc de vous ménager et de croire qu'en le faisant dans l'esprit d'obéissance et de charité pour vos Filles, vous offrirez à Dieu un sacrifice agréable.
On me propose, il y a longtemps, de faire à Faremoutiers un établissement d'une école de filles, et d'y envoyer la Sœur Bérin2, qui est capable d'enseigner la jeunesse. On me fait entendre que vous voulez bien donner un logement, quelques pains toutes les semaines et du bois. Je vous prie de me mander ce que vous pouvez faire ; et comme on me
au diocèse de Meaux, en faveur de l'Hôtel-Dieu de la ville de Meaux, à la réserve de celui de La Ferté-sous-Jouarre, que le Roi a accordé à l'Hôtel-Dieu dudit lieu, et de ceux de Quiney et MortcerF, que Sa Majesté a par ailleurs accordés aux paroisses desdits lieux. » (Du 20 décembre i685 (Archives nationales 0*29, f° 55y v°). Le texte de ce brevet se trouve dans Toussaints Duplessis, Hist. de l'Église de Meaiix, t. II, p. 417-
Lettre 363. — I. Il a été parlé de M. Morin, p. 112.