Sur la Sœur Bérin, voir notre tome II, p
174 CORRESPONDANCE [janv. 1686
dit en même temps que la nièce de M. Vaillant3 peut contribuer à cette bonne œuvre, je vous serai obligé de parler avec M. le Curé \ afin que je sache de quoi on peut faire état. Véritablement ce sera un bien inestimable de pouvoir procurer une école aux filles, qui sont très mal instruites ; mais je serai bien aise de savoir au vrai ce qu'on peut faire sur les lieux, afin que je prenne mes mesures là-dessus. Je vous prie donc de mander toutes les personnes qui peuvent savoir ce qu'il y aurait àfaire, M. le Curé, M. Vaillant, sa nièce et la mère de cette nièce, qu'on m'a dit qui prêterait des meubles, et de m'instruire de tout, afin que je prenne une résolution avant mon départ5. Je me recommande de tout mon cœur à la sainte communauté, et en particulier à Madame votre sœur6. De tout mon cœur à vous.
J. Bénigne, é. de Meaux.
3. Valentin Vaillant, l'un des treize chanoines de l'abbaye de Faremoutiers, inhumé le 21 janvier 1693 (Etat civil de la commune de Faremoutiers). Cet ecclésiastique était peut-être parent des Vaillant, fixés à La Ferté-sous-Jouarre, dont l'un, Antoine, après avoir longtemps rempli les fonctions de vicaire dans sa ville natale, fut chanoine de Jouarre.
4- René Boylesve, curé de la paroisse Saint-Sulpice de Faremoutiers jusqu'au milieu de l'année i6g3 (Etat civil de Faremoutiers). Cette cure était à la nomination de l'abbesse.
5. Son départ pour Paris, où il allait prononcer l'oraison funèbre de Michel Le Tellier.