Pour la confession des religieuses
Lettre 312 —Publiée par M. Gasté, Deux lettres inédites et documents nouveaux, Caen, 1890, in-8, p. 16, d'après le ms. 121 de la Bibliothèque municipale de Meaux. Cf. p. 65.
1 Voici le texte du placet présenté par Bossuet :
« Sire, Nicolas Payen, écuyer, lieutenant-général de Meaux, remontre très humblement à Votre Majesté que, en l'année ib84, d a plu à V M. le nommer et commettre pour assister aux consistoires de ceux de la R. P. R., qui ont leurs exercices à Nanteuil à La tertésous-Jouarre, et à Lisy ; qu'il s'est toujours trouvé auxd.ts cons,s-
fév. 1686] DE BOSSUET. 197
néral2 et à M. de Seignelay3. Le premier m'a dit que le Roi était bien disposé pour vous. J'en ai assuré l'autre, qui devait être chargé du rapport. Mais il dit que le Roi, à cause des conséquences, avait généralement refusé tous les placets qui avaient pour motif le service des officiers semblable à celui que vous avez rendu, et que, si Sa Majesté avait la bonne volonté dont je l'assurais, il ne fallait pas la rendre inutile en se fondant sur des raisons déjà souvent rejetées, mais en trouver d'autres plus plausibles ; auquel cas, il servirait volontiers. En approfondissant ces choses, j'ai trouvé qu'il avait raison, et si j'ai le déplaisir de n'avoir pas réussi, j'ai du moins la satisfaction de n'avoir rien oublié, et je ne suis pas sans espérance de réussir mieux une autre fois. Je le souhaite avec passion, et d'avoir quelque occasion de vous témoigner l'estime sincère et toute la cordialité avec laquelle] je suis, Monsieur, votre très humble serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
A Versailles, ce jour des Cendres4 1686.
toires, nonobstant la distance des lieux, la rigoureuse raison de l'hiver, et la dépense qu'il était obligé de faire, et a informé exactement M. de Seignelay de tout ce qui s'est fait par lesd. de la R. P. R., à la conversion desquels il n'a pas peu contribué, après avoir fait démolir leurs temples.
A ces causes, Sire, il plaise à V. M. ordonner aud. sieur Payen quelque gratification pour reconnaissance de ses services. Il continuera ses prières pour la prospérité et santé de Votre Majesté.
(Présenté au mois de février 1686.)
2. Le contrôleur général des finances, de i683 à 1689, était Claude Le Peletier.