‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 135 sur 308 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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avril 1 686] DE BOSSUET. 217

traire à la doctrine que j'ai enseignée, on trouvera son approbation expresse parmi celles que j'ai rapportées dans l'édition de l'Exposition, de l'an 1676 ; et c'est lui qui, comme Maître du sacré Palais, permit, l'an 1675, l'impression qui se fit alors, à la Congrégation de Propaganda Fide, de la version italienne de ce livre. Voilà ceux que les adversaires pensent m'opposer.

Quant à ce M. Imbert10 et à M. le pasteur de Sainte-Marie de Marines", qu'on prétend avoir été condamnés, encore qu'ils alléguassent mon Exposition pour garant de leur doctrine, c'est à savoir s'ils l'alléguaient à tort ou à droit ; et des faits avancés en l'air ne méritent pas qu'on s'en informe davantage.

Mais puisqu'on désire d'en être informé, je vous dirai que cet Imbert est un homme sans nom comme sans savoir, qui crut justifier ses extravagances devant M. l'archevêque de Bordeaux, son supérieur, en nommant mon Exposition à ce prélat, qui en a souscrit l'approbation dans l'Assemblée de 1682. Mais tout le monde vit bien que le ciel n'est pas plus loin de la terre, que ma doctrine l'était de ce qu'avait avancé cet emporté. Au reste, jamais catholique n'a songé qu'il fallût rendre à la Croix le même honneur qu'on rend à Jésus-Christ dans l'Eucharistie, ni que la Croix avec Jésus-Christ dût être adorée de la même manière que la nature humaine avec la divine en la personne du Fils de Dieu. Et

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