La Séduction : par nous
64- Ce dernier membre de phrase ne se lit point dans la Séduction éludée. M. Fr. Waddington imprime xXaaopievov, qui est fautif.
65. I Corinth., xi, 23, 2^, 25-2g. Notez que saint Paul n'a point appelé le pain le corps rompu de Jésus-Christ, mais il rapporte seulement les paroles du Seigneur, qui l'avait appelé ainsi (Note de J . Rou). En réalité, le mot ■/.Xwu.svov rompu, a été introduit de seconde main dans les plus anciens et les meilleurs manuscrits, et a passé de là dans le texte reçu.
66. Bossuet a réfuté ces objections dans le quatrième des Frag-
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Enfin, quand la nature essentielle des choses, quand les lumières de la raison, quand le témoignage des sens, quand l'autorité de l'Écriture, quand l'explication des Pères, quand la pratique constante de trois ou quatre siècles de pureté dans l'Église, suivis de quatre ou cinq autres moins purs à la vérité que ces premiers-là, mais qui le sont toujours assez pour le fait dont il s'agit ; quand, dis-je, toutes ces choses, par un concours bien unanime, auront convaincu des gens comme les ariens et les samosatiens, que Jésus-Christ n'est qu'un homme, qu'un enfant, qu'une créature, je ne les insulterai pas sur le refus de leurs adorations ; mais quand la nature essentielle d'un sacrement qui veut que les expressions qu'on y emploie soient figurées et non littérales ; quand ma raison, qui me dit qu'il n'est ni juste ni apparent que le corps de Notre-Seigneur soit incessamment exposé à des ignominies sans nécessité, puisque présentement tout est accompli ; quand ma vue, quand mon goût, quand mon tact, quand mon odorat, tous sens auxquels notre Seigneur a montré positivement qu'il ne voulait point faire d'illusion ; quand l'autorité de l'Écriture, qui éclaircit, développe et décide en cent endroits ce qui était un peu moins expliqué dans un seul autre 67 ; quand des Pères de la primitive Église, sur ce qui-vivesi de la
ments relatifs à l'Exposition, intitulé Sur l'Eucharistie, III, 5 ; cf. Méditations sur l'Évangile. La Cène, XXIIe journée. D'ailleurs, comme, dans la doctrine catholique, la dernière cène et la messe sont également un vrai sacrifice, les expressions livré, répandu, au présent, se justifient parfaitement.
67. Il n'y a que saint Mathieu qui dise simplement : Ceci est mon corps, car saint Marc ne doit pas être compté à cet égard, puisque son évangile n'est qu'un abrégé de celui de saint Mathieu (Note de J. Rou). La critique moderne est loin d'admettre cette opinion.
68. Le qui-vive, le point précis sur lequel on est divisé. « Qui vive ? Ces mots se disent entre gens de guerre et veulent dire autant que si l'on disait : « Quel parti tenez-vous ? » Être au qui vive. Cette façon de parler se dit par quelques-uns au figuré ; elle est nouvelle et hardie, mais elle ne déplaît pas, dans le style familier et de conversation, à quelques excellents esprits, et elle veut dire : être divisé, être brouillé, ce Ils sont au qui vive dans cette maison-là. » (Dictionnaire de Richelet).
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question, s'il m'est permis de parler de la sorte, me diront : Prenez garde, ne vous y trompez pas, ce n'est pas réellement, mais en figure, que le pain est le corps de Jésus-Christ ; quand enfin la pratique de huit ou dix siècles, pendant lesquels on n'a su dans l'Eglise ce que c'était que de transsubstantiation et d'adoration, puisque la définition de l'un de ces termes et le commandement de l'autre ne sont que de l'an I2i5 et de l'an 1320; quand dis-je, toutes ces choses concourront ensemble pour fixer ou déterminer une créance, si, par respect ou quelque autre raison, je ne fais pas pis à ceux qui me mettent en parallèle de prévention avec les ariens et les disciples de Paul de Samosate, ils me pardonneront au moins si je dis que j'ai de la compassion pour les préjugés qui les aveuglent euxmêmes.
Il ne me reste plus, Monseigneur, que ce que vous dites au sujet de Bérenger ; mais son histoire, à mon avis, n'est nullement avantageuse à l'Église romaine, puisqu'il est constant et avéré qu'il ne tomba dans l'apostasie que par fragilité de sa part, et par violence du côté de ses ennemis. Et quant à cette autorité vivante et parlante, sans la reconnaissance de laquelle vous prétendez que l'Eglise chrétienne serait la plus faible et la plus malheureuse de toutes les sociétés de monde, je vous dirai, Monseigneur, qu'il ne faut point d'autre autorité que celle du Vivant aux siècles des siècles69, lequel parle clairement à nous dans toute son Ecriture à l'égard des choses qui concernent le salut, et qu'il ne faut point d'autre autorité pour l'explication de cette Ecriture que l'Ecriture elle-même, puisque partout où une certaine religion serait dominante, soit fausse, soit vraie, il est certain que ceux qui la professent prétendront toujours que leur autorité y soit seule reconnue, et par là il arriverait que l'Eglise romaine elle-même perdrait en Angleterre, en Hollande, en Brandebourg et ailleurs ce qu'elle gagnerait en France, en Espagne et en Italie, et ce serait encore pis chez les Indiens et chez les Turcs pour