Voir t. II, p
2. Sans doute la Sœur Bérin avait voulu quitter les Filles charitables pour entrer chez les Ursulines, à Meaux.
3. Celle qu'elle tenait à Faremoutiers, et dont il a été parlé p. 173 et ai3.
4- Mme Cornuau. iNous nous réservons de parler plus en détail de cette personne, lorsque nous donnerons les lettres que lui écrivit Bossuet.
3l6 CORRESPONDANCE [oct. 1686
géra à lui pardonner. Elle demande la même grâce à Mme votre sœur, que je salue de tout mon cœur.
A Germigny, 19 octobre 1686.
Il n'y a, Madame, rien qui me presse à disposer de la cure de Planoy ' , puisque même le curé de cette paroisse2 n'a pas encore accepté Maisoncelles3. J'aurai l'honneur de vous voir avant que de prendre aucun dessein sur cela, et vous jugerez vous-même du crédit que vous voudrez avoir4. Voilà une énigme que nous développerons en présence5: ce sera, s'il
Lettre 409. — L. a. s. Archives de Saint-Sulpice. Publiée pour la première fois dans l'édition de Versailles, t. XLIII, p. 16.
1. Planoy était alors une paroisse à la nomination de l'évèque, et appartenait au doyenné de Rozoy-en-Brie. Depuis 18^2, cette localité a été réunie à la commune de Voinsles.
2. Ce curé était, depuis 167^, Michel Parigault, précédemment vicaire à La Ferté-Gaucher.
3. Maisoncelles-en-Brie, aujourd'hui dans le canton de Coulommiers. C'était une cure à la nomination de l'évèque. Elle était alors vacante par la mort de Jacques Marrier, décédé le 23 septembre précédent. M. Parigault l'accepta, car il signe comme curé le Ier novembre 1686; mais il revint promptement sur sa décision, et on retrouve sa signature dans les registres de Planoy jusqu'au 16 mars 1687. Il fut définitivement remplacé dans ce dernier poste le 2 juin 1687 par Gilles Hédouin. La paroisse de Maisoncelles reçut d'abord un desservant, jusqu'à ce qu'elle fût occupée, au mois de février 1687, par le curé Claude Colleau. Quant à M. Parigault, nous le retrouvons plus tard curé de Jouy-le-Chastel.
(\. Sans doute, Mme de Beringhen avait recommandé à Bossuet un sujet pour la cure de Planoy.
5. En présence, lorsque nous serons en présence l'un de l'autre. « En présence même, nous sommes le plus souvent absents. » (Malherbe, Epîtres de Séneque, lv, Grands écrivains, t. II, p. 464-)
oct. 1686] DE BOSSUET. 317
plaît à Dieu, lundi6, et, malgré vos plaintes, vous me donnerez, s'il vous plaît, un dîné frugal. A vous, Madame, de tout mon cœur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
4 10. — Mabillon a Bossuet.
Monseigneur, J'ai examiné, suivant vos ordres, nos anciens Cérémoniaux1 romains, louchant la messe des présanctifiés pour le vendredi saint. Je l'ai trouvée partout depuis le dixième siècle ; mais je n'ai rien trouvé, ni pour ni contre, avant ce temps-là. Il n'y a qu'un Ordre2 Romain tiré d'un manuscrit de Saint- Gall3, qui porte expressément la communion le vendredi saint ; et ce manuscrit me paraît être au moins de huit cents ans, et on ne peut douter de l'antiquité de cet Ordre, d'autant qu'il est cité en propres termes par Amalaire4, au chapitre xv du livre I des Offices ecclésiastiques, dès le commencement du chapitre. Pour ce qui est de l'addition ou interprétation de l'archidiacre5, qui porte que, in ea statione,