Sainte Fare, fondatrice du monastère de Faremoutiers
3. L'Hermitage. Bossuet désigne ainsi sa maison de campagne de Germigny.
juill. 1687] DE BOSSUET. /joi
aujourd'hui 4 à Nanteuil 8 conclure une mission. Lundi, on reviendra faire sa volonté à Germigny un jour ou deux ; ensuite on ira aux conférences 6 voisines ; et samedi on pourra faire un tour à Versailles, pour revenir à la saint Etienne7. Voilà, Madame, tout le projet.
Mme de Notre-Dame 8, au lieu de se faire saigner, ferait mieux de s'épargner davantage, jusqu'à ce que sa santé soit parfaitement rétablie. Mais en cela je me plains de son peu d'obéissance, et vous n'aurez pas peu gagné, si vous emportez sur son esprit de se laisser conduire sur ce point plus qu'elle n'a fait.
[\. De ces indications, on peut conclure que Bossuet avait quitté, le jeudi 3 juillet, Faremoutiers, où il s'était rendu le lundi ou le mardi précédent (Cf. lettre du 25 juin).
5. Nanteuil-le-Haudouin, alors du diocèse de Meaux, aujourd'hui du département de l'Oise et du diocèse de Beauvais. Les d'Estrées y possédaient un château. Cette année-là, Bossuet y fit donner une mission, qui dura environ quinze jours, du 21 juin au 6 juillet. Il en avait lui-même commencé les exercices et il y retourna le samedi 5 juillet pour la clôture. « Le dimanche, 6 juillet, mon[dit] Seigneur a conféré les quatre mineurs à Pierre Vaulet dans la chapelle du château de Nanteuil. Il a dit la messe à la paroisse, pendant laquelle il a communié le peuple de sa propre main, a prêché sur la Charité {ou congrégation de personnes charitables), qu'il convenait d'établir, et sur la confirmation, qu'il a conférée à plus de deux cents personnes, tant cl 11 cl i t Nanteuil que de plusieurs paroisses voisines. Après vêpres, pour clore la mission, il a été fait une procession où Monseigneur a porté le Saint-Sacrement, avec lequel il a donné la bénédiction, et ensuite il a prêché sur la pénitence et sur les bonnes œuvres, qui seules font voir la sincérité de la conversion, et a érigé la congrégation des Dames de la charité pour les pauvres malades. » {Revue Bossuet, du 25 janvier 1901, p. 2l\).