‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 229 sur 308 · Ulrich Obrecht a Bossuet · texte numérisé non relu

Ulrich Obrecht a Bossuet

A Strasbourg, ce i!\ de juillet 1687.

Monseigneur, Ce mot n'est que pour accompagner l'Instruction ' que Votre Grandeur m'a bien voulu demander. C'est une pièce bien plate, et qui pourrait suffire toute seule pour dépeindre exac-

Jellinek, Vienne, i8~3, in-8, 1. 1, p. i5o-i5i. Nous devons cette indication à M. Schwab, conservateur honoraire de la Bibl. Nationale, qui nous a obligeamment fourni les renseignements nécessaires sur les prières et les traités talmudiques auxquels Renaudot fait allusion dans cette lettre.

36. Bar Cocba ou Kokeba, « fils de l'étoile » (par allusion à Num., xxiv, 17-19), est un imposteur juif, du nom de Siméon, qui se fit passer pour le Messie et souleva ses compatriotes contre le joug romain en i3i. Il fut appelé, après sa défaite et sa mort en i35, Bar Coziba, « fils du mensonge ». C'est alors qu'à la place de Jérusalem détruite, Hadrien fit élever une cité païenne, ^Elia Capitolina (Cf. note 25).

Lettre 435. — L. a. s. Archives de Saint-Sulpice.

1. L'Instruction remise à Bucer par l'Electeur de Hesse, lorsque ce prince le chargea de faire approuver par Luther et Mélanchthon sou projet de prendre une seconde femme.

4l2 CORRESPONDANCE [juill. 1687

tement le génie du Landgrave. Je l'ai fait traduire mot pour mot, afin que, si Votre Grandeur a peut-être le dessein d'en donner une traduction française2, elle puisse entrer d'autant plus facilement dans le vrai sens de l'auteur. Je me suis souvenu, depuis ma dernière lettre, que la consultation de Luther est aussi dans ses ouvrages, tome VII de l'édition allemande d'Altenbourg 3, signée de lui seul, mais tellement tronquée qu'il est impossible d'y rien comprendre ; et, à la regarder au dehors 4, on dirait qu'il a été d'un sentiment contraire ; mais, en la considérant attentivement, on voit d'abord les endroits où elle a été falsifiée.

Je suisaA'ecun très profond respect, Monseigneur, de Votre Grandeur, le très humble et très obéissant serviteur.

Obrecht.

Germigny, 21 juillet [1687].

J'accompagne, de bon cœur, de ce mot les lettres de Mademoiselle de Mauléon, pour vous continuer, Madame et ma chère Fille, les assurances d'une fidèle

2. Bossuet a, en effet, donné à la fin du livre VI de son Histoire des Variations le texte de cette Instruction avec une traduction française.

3. Altenbourg, 1661-1664, 10 vol. in-fol. La consultation est au t. VIII, p. 976. Ce tome est souvent relié avec le VIIe : ce qui explique la référence inexacte d'Obrecht.

4- Au dehors, c'est l'expression allemande àusserlich, extérieurement, d'où : suivant les dehors, les apparences, de prime abord.

Lettre 436. — Publiée pour la première fois, en i855, par A. Floquet (Études, t. I, p. 564) sur l'autographe alors possédé par M. Caquot, notaire à Chàlons-sur-Marne. La date est incomplète ; mais la lettre n'a pu être écrite qu'en i685, 1686, 1687, 1689, l6g3 ou 1695, seules années où Bossuet se soit trouvé à Germigny le 21 juillet. Nous croyons devoir la rapporter à l'année 1687, parce que la formule « assurances d'une fidèle amitié », employée ici, revient, ou d'une façon équivalente, plus particulièrement cette année-là. Voir le 19 mai, le a3 août, le g décembre 1687.

aoûti687] DE BOSSUET. 4l3

amitié. J'en dis autant à Madame d'Armainvilliers1. Vous auriez reçu ces lettres plus tôt sans les maux de tête dont Mademoiselle de Mauléon2 a été accablée. Priez Dieu, par les mérites de sainte Fare3, qu'il lui donne le soutien qui lui est nécessaire, et n'oubliez pas celui qui est tout à vous.

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