‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 23 sur 308 · Mercier de Saint-Léger : de vous voir dehors · texte numérisé non relu

Mercier de Saint-Léger : de vous voir dehors

oct. i684] DE BOSSUET. 3g

d'avoir ici M. de Châlons4. Il passe comme un éclair, et dans peu il partira. C'est toujours une grande douceur de le voir, pour peu que ce soit, et d'apprendre par lui de vos nouvelles. Il a souhaité de voir les papiers 5 et je les lui ai donnés. Je répondrai à loisir, puisque vous n'êtes pas pressé.

Quant à la lettre dont vous m'envoyez la copie, je ne m'étonne pas, non plus que vous, qu'on ait deviné une chose si grossière, touchant la proposition de s'en tenir aux canons. Celui qui la fait6 n'est pas loin du royaume de Dieu7. Mais il faut savoir de lui premièrement, dans quel siècle8 il se borne. Secondement, s'il n'entend pas joindre aux canons les actes que nous avons très entiers des conciles qui les ont faits. Troisièmement, si, dans les canons des conciles dont nous n'avons point9 d'autres actes que les canons mêmes, il n'entend pas que l'on supplée à ce manquement par les auteurs de ce10 même siècle. Quatrièmement, s'il croit avoir quelque bonne raison pour s'empêcherde recevoir la doctrine établie par le commun consentement des Pères qui ont été dans le même temps. Cinquièmement, s'il peut croire de bonne foi que tout se trouve dans les

[\. Louis-Antoine de Noailles, frère du duc, évèque de Châlons de 1680 à i6q5, et plus tard archevêque de Paris.

5. Les papiers dont il a été question plus haut, p. i!\, note 1, et relatifs à une réunion des Eglises.

6. C'était Dubourdieu le fils, ministre à Montpellier. Voir t. II, p. 202. — Lâchât: l'a fait.

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