‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 24 sur 308 · Lâchât : du même siècle · texte numérisé non relu

Lâchât : du même siècle

/io CORRESPONDANCE [oct. 1684

canons, qui constamment11 n'ont été faits que sur les matières incidentes et très rarement sur les dogmes. Une réponse précise sur ces cinq demandes nous donnera le moyen de l'éclaircir davantage, pour peu qu'il le veuille et qu'il aime autant la paix12 qu'il le veut faire paraître13. Qu'il ne dise pas14 que c'est une chose immense que d'examiner la doctrine par le commun consentement des Pères qui ont vécu du temps des conciles dont il prend les canons pour juges. Car on pourrait en cela lui faire voir en moins de deux heures des choses plus concluantes qu'il ne croit. Un petit extrait de cette lettre et des réponses aussi précises que sont ces15 demandes, nous donneront de grandes ouvertures. Je suis à vous de tout mon cœur et prie Dieu, Monsieur, qu'il vous conserve et toute la famille, que je respecte au dernier point.

J. Bénigne, é. de Meaux.

3o5. — Au Prince de Condé.

[Meaux, a3 octobre i684 ]

Je rends, Monseigneur, grâces très humbles à

il. Constamment, de l'aveu de tous; qu'il est constant n'avoir été faits.

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