‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 240 sur 308 · Les lettres du P. Mège, mentionnées plus haut · texte numérisé non relu

Les lettres du P. Mège, mentionnées plus haut

Lettre 444. — L. a. 9. Archives de Saint-Sulpice. Publiée par M. Ingold dans le Bulletin critique du i5 septembre i885.

1. Le procureur fiscal était chargé des intérêts du seigneur et le représentait devant les tribunaux ; il devait aussi veiller à l'observation des règlements de police. Ayant pour une partie la seigneurie de Jouy-sur-Morin, Mme de Faremoutiers et ses religieuses y entretenaient un procureur fiscal, qui était, croyons-nous, Jacques ou Pierre Gouesnon, parent du curé. Le procureur fiscal de Mme de Faremoutiers était Pierre Raoul, dont le nom se représentera plus tard (Etat civil de Faremoutiers).

2. Jouy-sur-Morin, paroisse qui faisait et fait encore partie du doyenné de La Ferté-Gaucher.

43o CORRESPONDANCE [oct. 1687

vous fera d'exécuter fidèlement cette ordonnance, dont je souhaite aussi beaucoup l'exécution. C'est ce que je vous demande de tout mon cœur.

J. Bénigne, é. de Meaux.

Suscription : Pour Madame l'abbesse de Faremoutiers.

A Meaux, i3 octobre 1687.

Je serai bien aise, Madame, d'avoir une occasion de vous aller voir, puisque, même sans occasion, ce voyage m'est toujours très agréable. J'ai des engagements cette semaine. Je verrai dans celle qui suit quel jour je pourrai donner à vous et à Mme de Bonneval ' .

J. B., é. de Meaux.

Suscription : Pour Madame l'Abbesse de Faremoutiers.

l\l\C). — L'Abbé Renaudot a Bossuet.

A Paris, le i3e octobre 1687.

Comme je sais, Monseigneur, que vous travaillez actuellement sur l'ouvrage 1 que nous attendons avec impatience, et

Lettre 445. — L. a. s. des initiales. Archives de Saint-Sulpice. Publiée par M. Ingold, Bulletin critique, i5 sept. t885. 1. Cf. lettres 4n, P- 3i8, et 421, p. 34a. Lettre 446. — 1. h' Histoire des Variations, qui parut en 1G88.

oct. 1687] DE BOSSUET. £3i

que ce que vous m'avez marqué dans votre lettre y a quelque rapport, j'ai cru ne devoir pas différer à vous donner sur ce sujet les éclaircissements nécessaires, en attendant que j'aie fait une plus exacte recherche de ce que je ne sais pas : car je n'ai pas parmi mes livres cette Confession de foi que vous me marquez2, et quoique je la connaisse, je pourrais néanmoins me tromper si je vous en parlais affirmativement avant que de l'avoir trouvée. J'irai pour cela à la Bibliothèque du Roi, remuer tout ce qu'il y a de semblables livres, parce qu'il y a trop longtemps que je les ai maniés pour m'en fier à ma mémoire. Voici cependant, Monseigneur, ce que j'ai à vous dire de certain sur l'original, dont la vôtre3 doit être la traduction.

Cette Confession de foi, imprimée à Cambridge en latin en i656, doit être la même que celle qui fut imprimée en anglais dès l'an i5624. Celle-ci reçut sa dernière forme en 16^7, dans l'assemblée générale des Écossais rebelles B, à Edimbourg, et fut autorisée par un acte du 27 août (6 septembre) 6 de la même année, pour servir d'acte d'uniformité en matière de religion pour les trois royaumes, en conséquence de la ligue

2. Bossuet avait consulté Benaudot sur une confession de foi de l'Eglise anglicane, imprimée, comme on va le voir, en latin, à Cambridge en i656.

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