De Rome
30. Un extrait du procès se trouve aux Affaires étrangères, Rome, t. 3o5, p. 175-302.
oct. 1687I DE BOSSUET. 43g
diverses lettres, tout à votre commandement. Il faut quelques jours pour copier tout cela. J'ai aussi le procès en extrait de ses deux disciples31, dont les erreurs étaient encore plus grandes. J'attendrai vos ordres sur tout cela.
Il est vrai qu'on fait des affaires à M. le cardinal de Grenoble sur sa Lettre pastorale, que le Pape fait examiner 32. Toutes ces affaires ont fort chagriné le saint Père, qui de colère a été un mois au lit ; car il se porte à merveilles.
Molinos était un des plus grands scélérats qu'on puisse s'imaginer33. Il est vrai qu'il dirigeait M. Favori ti3 S et qu'il l'a assisté à la mort. Il n'y a ordures exécrables qu'il n'ait commises pendant vingt-deux ans, sans se confesser. Par le procès, il parait qu'il a avoué toutes ces choses. On y marque celles qu'il a niées. J'aurai l'honneur de vous en mander plus de nouvelles dans quelques jours. Il est temps de finir cette lettre qui n'est que trop longue, en vous assurant toujours, Monseigneur, de la continuation de mes très humbles respects.
Je remercie M. l'abbé Fleury de son souvenir 35, et le salue avec votre permission.
Renaudot.
3i. Le 3 septembre 1687, eut lieu l'abjuration de trois disciples de Molinos, dont deux Milanais, condamnés comme lui (La Gazette, année 1687, p. 52g).