Nicolas Payen
3. M. de Bieutort (ou de Biotort) était capitaine-lieutenant de la compagnie des grenadiers à cheval de la Maison du Boi II fut tué le ig septembre 1691, au combat de Leuze (Hainaut). A sa mort, son frère puîné, François de Bieutort, obtint sa compagnie, et prit le titre de marquis de \illemur. François de Bieutort fut fait lieutenant général le 8 mars 1 7 18, et mourut le i4 octobre 1735, âgé de quatrevingt-dix-sept ans. La compagnie des grenadiers à cheval, lors de sa création, en 1662, avait été donnée à M. de Bieutort, l'aîné, qui fut tué au siège d'Ypres, en 1678. Après lui, elle passa successivement à ses deux frères (Lamoral de Le Pippre de Nœufville, Abréijé chronologique de la Maison du Roi, Liège, 1734, 3 vol. in-4, t. II, p. 20,3-
5i6 CORRESPONDANCE [juin 1688
nouveaux convertis eût été réprimée. Je ne doute point que le Roi ne demande qu'on fasse le procès à ceux qui ont été arrêtés en dernier lieu. Si M. de Rieutort y avait fait jeter sur le carreau une douzaine, cela les aurait plus corrigés que ne feront toutes les poursuites qu'on fera contre eux4. Je suis...
^72. — Le Secrétaire d'État a Bossuet.
10 juin 1688.
Monsieur, M. de Menars, qui s'est rendu d'abord à Meaux pour informer de l'assemblée des nouveaux catholiques de Nanteuil dont vous m'aviez donné avis1, doit vous avoir entretenu des ordres qu'il a reçus sur ce sujet. Le Roi lui donne ordre de faire un exemple des plus coupables d'entre ceux qui ont provoqué cette assemblée, et je suis bien aise de vous dire que S. M. a fort loué votre zèle et la conduite que vous avez tenue en cette occasion. Je suis...
3o6 ; Pinard, Chronologie historique militaire, Paris, 1762, in-4, t. V, p. 5 ; la Gazette, du 22 octobre 1735).
4- Voici la dépêche envoyée sur le même sujet à M. de Rieutort, par Louvois, de Versailles, le 1 1 juin 1688 : «J'ai reçu la lettre que vous avez pris la peine de ni'écrire le 7 de ce mois. Le Roi a fort approuvé la conduite que vous avez tenue à l'égard des assemblées des religionnaires qui se sont faites aux environs de Meaux. Sa Majesté aura agréable que vous preniez les mesures nécessaires pour, en cas qu'il s'en fasse de nouvelles, en être averti, et tomber dessus avec vos grenadiers, qui en doivent user plus durement envers les gens qui se trouvent dans ces assemblées, qu'ils n'ont fait envers ceux que vous avez surpris proche Nanteuil. Je suis... » (Archives du Ministère de la Guerre, t. 8o5, p. 175. Minute.)
Lettre 472. — Publiée d'après les registres de la secrétairerie d'État (Archives Nationales, O1 32, f° i54) par M. O. Douen, Histoire de la révocation de l'édit de Nantes, Paris, 1894, 3 vol. in-8, t. II, p. 56o.