Allusion à Matth., v
proches me pourra être utile, avec la bénédiction de Dieu. La paix intérieure dont je jouis entièrement, compense abondamment tous les biens de ce monde. J'ai montré au Roi13 un papier dans lequel j'ai exposé tout le fait de ce qui regarde ma conversion. J'ai rendujustice à l'évêque de Meaux, en ce qui regarde l'avantage que j'ai tiré de son excellent traité u. Je trouve ses écrits 13 remplis d'une justesse de pensées, d'une netteté d'expressions, avec tant de force et des manières si insinuantes, et d'une telle grandeur de génie au-dessus de tous les autres livres de controverse, qu'ils sont entièrement effacés par ceux de ce prélat. J'y trouve aussi tant de charité et de véritables sentiments de christianisme, que je suis charmé à chaque ligne. Comme je lui suis obligé au dernier point de la grande bénédiction que Dieu m'a faite par son moyen, je lui aurais déjà écrit pour lui témoigner ma reconnaissance, si j'écrivais passablement en français. Si vous pouvez lui en faire témoigner quelque chose15, vous me ferez un grand plaisir.
Le duc de Perth à Renaudot (?).
Il est
vrai que les excellents ouvrages de Monseigneur
l'Ëvêque de Meaux ont infiniment contribué à la plus grande bénédiction que j'aie reçue en ma vie, qui est ma conversion. Avant même que j'eusse tiré un si grand avantage de ses livres, ils m'avaient fait concevoir une très grande estime de ses talents, de son savoir et de sa sincérité ; qualités qui se rencontrent rarement dans une même personne. Mais depuis que ses écrits m'ont été si utiles, il était juste que l'es-
i3. Jacques II.
i<4- h' Exposition de la doctrine catholique.
i5. C'étaient, outre V Exposition, le traité de la Communion sous les deux espèces et la Conférence avec M. Claude.