‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 5 sur 308 · A François Diroys · texte numérisé non relu

A François Diroys

A Gerniigny, 12 août 1 684-

Après un si long silence1, je ne laisse pas, Monsieur, de recourir à vous avec autant de confiance que si je vous entretenais tous les jours : je connais votre cœur, et j'en ai trop éprouvé la générosité pour en douter.

Il s'agit d'une affaire2 que j'ai fort à cœur ; vous en verrez le récit et l'état dans les mémoires 3 que j'envoie à Son Eminence4, que je prie de vous les donner à examiner. La difficulté qu'on fait à Rome serait, à mon avis, bientôt levée, si l'on connaissait le mérite et la vertu des personnes dont il est parlé, aussi parfaitement que je les connais. Le prélat5 est à présent devant Dieu, et je le crois bienheureux. Jamais il n'y eut de plus pures intentions que les siennes ; celles de l'ecclésiastique dont il

Lettre 292. — 1. Nous n'avons point de lettre de Bossuet à Diroys depuis celle du 28 octobre 1682. Sans doute, la divergence de vues entre Bossuet et le personnel de l'ambassade de France à Borne sur les affaires litigieuses du temps avait amené quelque refroidissement entre Pévêque de Meaux et Diroys.

2. On sait seulement qu'il s'agissait d'obtenir pour un ecclésiastique protégé de Bossuet l'autorisation de posséder à la fois plusieurs bénéfices, dont le revenu total ne dépassait pas douze cent cinquante livres. Voir plus loin, p. 80.

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