Dial, Lib. ITT, cap. 1 [P. L., t. LXXVII, col
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miration de toute la terre, dans le siècle le plus éclairé de 1 Église, c'est ce qui a mille lois moins de vraisemblance que l'aventure dont on dispute la vérité.
Voici de quelle sorte en parle le Martyrologe romain 7 : A Noie, ville de la Campante, se célèbre la fête du bienheureux Paulin, éoêque et confesseur, qui, de très noble et très riche qu'il était, se fit pauvre et d'une condition vile pour Jésus-Christ, et qui, n'ayant plus rien à lui que lui-même, se rendit esclave pour racheter le fils d'une veuve que les Vandales, après avoir ravagé la Campanie, avaient emmené captif en Afrique.
Quoiqu'il semble qu'il n'y ait plus rien à dire après une autorité d'un si grand poids, j'ajouterai néanmoins qu'un écrivain du dernier siècle, Ambroise Léon 8, natif de Noie, rapporte, dans la description qu'il fait de cette ville, que la coutume était encore, de son temps, d'y célébrer une grande fête le dixième jour de juin, en mémoire de ce qu'en pareil jour, saint Paulin y avait ramené un grand nombre de citoyens de cette ville et de plusieurs autres endroits du même diocèse, qu'il avait retirés de l'esclavage. Il ajoute que cette fête continuait jusqu'au vingt-deuxième du même mois, jour de la mort de saint Paulin, avec des jeux, des pompes et des spectacles d'une magnificence extraordinaire. Je demande s'il est possible qu'une fête de cette nature s'établisse et se maintienne pendant plus de mille ans sur un conte fait à plaisir et sans nul fondement de vérité.
Malgré la force et l'évidence de ces preuves, les critiques, nation qui aime naturellement à n'être pas du sentiment commun, et qui trouve qu'il y a tout un autre air d'esprit et de suffisance 9 à douter des choses les plus reçues qu'à y ajouter foi comme les autres, les critiques, dis-je, non pas tous, à la vérité, mais en assez grand nombre, ont prétendu que