Lib. II, cap. VIII, n. i3 [P. L., t. XXXIV, col. Ai
5q. De Prœdest. sanct., cap. xiv, n. 28 et 27. — La citât n'est pas textuelle [P. L., t. XLIV, col. 980]. Cf. lettre du 17 août 1701, n°^ xxxix-XLViii.
2^2 CORRESPONDANCE [mai 1700
d'autant qu'elles semblent contraires à la doctrine reçue dans l'Église, si l'on n'était déjà instruit de son langage par tous les passages précédents. Donc, puisque aussi il n'est pas croyable que ce grand homme ait voulu s'opposer à luimême et à tant d'autres, il faut conclure que cette autorité divine dont il parle ne peut être autre chose que le témoignage que l'Église a rendu au livre de la Sagesse, qu'il n'y a rien là que de conforme aux Écritures immédiatement divines ou inspirées, puisqu'il avait reconnu lui-même, dans son Vi\Te\ de la Cité de Dieu^^, que ce livre n'a reçu son autorité que par l'Église, surtout en Occident ; mais qu'il n'a pas assez de force contre les contredisants, parce qu'il n'est pas dans le canon originaire du Vieux Testament. Et le même saint Augustin, citant un livre de pareille naturels qui est celui du fils de Sirach, n'y insiste point, et se contente dedireqno. si on contredit à ce livre parce qu'il n'est pas dans le canon des Hébreux , il faudra au moins croire au Deutéronome et à l'Évangile, qu'il cite après.
GV. Ce qu'on a dit du sens de saint Augustin doit être encore entendu de ceux qui ont copié ses expressions par après, comme Isidore ^^, Rabanus Maurus et autres, lorsqu'ils parlaient d'une manière plus confuse. Mais, quand ils parlaient distinctement et traitaient la question de l'égalité ou inégalité des livres de la Bible, ils continuaient à parler comme l'Église avait toujours parlé ; en quoi l'Église grecque n'a jamais biaisé. Et l'autorité de saint Jérôme a toujours servi de préservatif dans l'Église d'Occident, malgré la barbarie qui s'en était emparée. On a toujours été accoutumé do mettre son Prologus galeatus et sa Lettre à Paulin à la tête do la sainte Écriture, et ses autres Préfaces devant les livres do la Bible qu'elles regardent ; où il s'explique aussi nettement qu'on a vu, sans que personne ait jamais osé, je ne dis pa condamner, mais critiquer même cette doctrine jusqu'au coii-