Lib. XVII, cap. XX, ubi supra
61. De cura pro mortais, cap. xv [P. L., t. XL, col. 606]. 6i. Saint Isidore de Séville.
mai 1700] DE BOSSUET. 2^3
cile de Trente, qui l'a frappée d'anathème par une entreprise des plus étonnantes ^^
GVI. Il sera à propos de particulariser tant soit peu cette conservation de la saine doctrine; car, pour rapporter tout ce qui se pourrait dire, il faudrait un ample volume. Cassiodore, dans ses Institutions^'', a donné les deux catalogues, tant le plus étroit de saint Jérôme et de l'Église universelle, qui n'est que des livres immédiatement divins, que la liste plus large de saint Augustin et des Églises de Rome et d'Afrique, qui comprend aussi les livres ecclésiastiques.
GVII. Junilius, évoque d'Afrique, fait parler un maître avec son disciple. Ce maître s'explique fort nettement, et sert très bien à faire voir qu'on donnait abusivement le titre de livres divins à ceux qui, à parler proprement, ne le devaient point avoir. Discipulus : Qaomodo divinorum Librorum consideratnr auctoritas ? — Magister : Quia quidam perfectœ auctoritatis sunt, quidam mediœ, quidam nulliùs^^. Après cela, on ne s'étonnera pas si quelques-uns, surtout les Africains, ont donné le nom de divines Écritures aux livres qui, dans la vérité, n'étaient qu'ecclésiastiques.
GVIII. Grégoire le Grand, quoique pape du siège de Rome et successeur d'Innocent P' et de Gélase, n'a pas laissé de parler comme saint Jérôme ; et il a montré par là que les sentiments de ses prédécesseurs devaient être expliqués de même; car il dit positivement (liv. 19, ch. i3 de ses Morales) que les livres des Machabées ne sont point canoniques, licet non canonicos *^, mais qu'ils servent à l'édification de l'Église.
GTX. Il sera bon de revoir un peu les Grecs avant que de