En leur donnant de fausses reliques
6. Les miracles accomplis en faveur des pèlerins. On recourait h la sainte Larme surtout pour les niahulies des yeux. Thiers niait la réalité de ces miracles; les bénédictins firent constater plusieurs guérlsons par le bailli de Vendôme, en 1700, 1701 et 1702 (^ oir
juin 1700] DE BOSSUET. 261
preuve, et M. Thiers^ a tort de faire un crime de cette tradition.
Je n'ai pas vu encore ce qu'on a répondu au savant, pieux et judicieux Eusèbe'.
l'article de M. Isnard dans le Bullelin de la Société historique du Vendômois, 1880).
7. Jean Baptiste Tliiers, né h Chartres le 11 novembre i636, d'une pauvre famille, enseijjna de bonne heure les humanités au collègue du Plessis ; il prit ensuite ses g^rades en ihéolog^ie et obtint, en 166G, la cure de Champrond-en-Gastine, au diocèse de Chartres, qu'il quitta, en 169a, pour celle de Vibraye (Sarthe). Il fut un prêtre pieux et zélé, et gagna la confiance de M. de Tressan, évèque du Mans, qui le chargea d'examiner la fameuse Mlle Rose. On trouve à ce sujet une lettre de lui à ce prélat, à la Bibliothèque Nationale (fr. 20973). Il mourut à Vibraye le 28 février 1708. J.-B. Thiers avait des connaissances fort étendues, et consacra une érudition considérable à des sujets singuliers ou exposés à la discussion. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite surtout: Dissertation sur l'inscription du grand portail de l'église des cordeliers de Reims, par le sieur de Saint-Sauveur, Bruxelles, 1670, in-i2,- De stola in archidiaconerum visitationibus geslanda a parocfiis, Paris, 1674, in-i2 ; la Sauce Robert, ou Avis salutaires à Mre J. Robert, grand archidiacre de Chartres, 1676, in-8 ; Traité de l'exposition du saint Sacrement de l'autel, Paris, 1678, in-ia ,• Dissertation sur les porches des églises, dans laquelle on fait voir les usages auxquels ils sont destinés ...et qu'il n'est permis d'y vendre aucunes marchandises, non pas même celles qui servent à la piété, Orléans, 1679, in-12; Traité des superstitions selon l'Écriture sainte, Paris, 1679, in-12; Traité de la clôture des religieuses, Paris, 1681, in-i3 ; Traité de la dépouille des curés, dans lequel on fait voir que les archidiacres n'ont nul droit sur les meubles du curé décédé, Paris, i683, in-12; Traité des jeux et des divertissements qui peuvent être permis ou défendus aux chrétiens, Paris, 1686, in-12 ; Histoire des perruques, Paris, 1690, in-12; Apologie de M. l'abbé de la Trappe contre les calomnies du P. de Sainte-Marthe, Grenoble, 169/i, in-13 (Niceron, t. IV et X ; D. Liron, Bibliothèque chartraine, Paris, 17 19, in-/»)-
8. Mabillon lui-même, qui avait publié, sous le pseudonyme d' « Eusebius Romanus », une lettre de Cultu sanctorum ignotorum. Paris, 1698, in-4. Cet écrit avait excité la susceptibilité des Romains, qui y voyaient une attaque dirigée contre les reliques extraites des Catacombes, et il faillit être mis à l'Index. L'auteur en publia une seconde édition (1705), où sa critique était moins hardie.
262 CORRESPONDANCE [juin 1700
Je suis à vous, mon cher Père, de tout mon cœur. Priez Dieu pour notre assemblée.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Suscription : Au Révérend Père..., Dom Jean Mabillon, religieux de l'abbaye de Saint-Germaindes-Prés, à Paris.