A A>TOINE DE N0AILLE
A Saint-Germain, 7 juin [1700].
J'ai, mon cher Seigneur, communiqué à M. l'archevêque de Reims la thèse que j'ai reçue ce matin seulement ^ , avec une enveloppe du 4 . Je lui ai fait remarquer que votre lettre répétait que c'était tout ce que vous aviez pu emporter \ 11 souhaiterait qu'on pût ajouter, après Qui affirmant et requirunt inpœniténtibus : ((ut Deumdiligere incipiant tanquamouinis justitiaeauctorem ». Il croit que ces Pères n'y feront point de difficulté, puisqu'ils le lui accordent à luimême dans une thèse qu'il dit vous avoir donnée
Bossuet fait allusion soit à une Réponse à une lettre de D. Jean Mabillon sur les saints des Catacombes, Cologfne, 1698, in-ia, soit à une critique due à un ecclésiastique français, qui parut à Rome en 1700, et qui, au témoignage de Niceron, y fut fort méprisée. On vit, en 1701, une autre critique, dont l'auteur était M. Labénazie, chanoine de Saint-Caprais, d'Agen : Entretiens sur la lettre d'Eusebe Romain sur le culte des saints dans les Catacombes. Agen, s. d., in-16 (Voir Niceron, t. Vil, p. 363 à 368).
Lettre 2008. — Copie Pinchart, Bibliothèque de Reims, ms. 1 145.
1. Une thèse des Jésuites sur l'attrition, incriminée par l'archevêque de Reims.