Emporter, obtenir des jésuites
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autrefois. S'ils étaient d'humeur à le faire, il faudrait les faire consentir à dire : Et requirunt in pœnitentibus post fidei ac spei actus, ut Deam diligere incipiant tanquam, etc. Que si l'on ne peut les mener à ce point, la thèse peut passer comme elle est, à condition qu'on prendra d'autres occasions d'expliquer la vérité toute entière ^ Dieu, par sa bonté, les fera naître ; et si le Roi vous a écouté, elle* sera contente. A vous, mon cher Seigneur, comme vous savez, avec un respect sincère.
J. Bénigne, é. de Meaux.
3. « M. Le Tellier avait éfjalement été obligé de flétrir la doctrine que les jésuites enseignaient dans son diocèse. Il rendit en 1697 une ordonnance contre deux thèses que ces Pères avaient fait soutenir dans leur collège de Reims et qui étaient toutes remplies des erreurs les plus révoltantes. Voyez d'Argentré, Collect. judic, t. III, p. 4oi ; le P. Alexandre, Theolog. Docjm. et Mor., t. I, p. 878 » {Note de Deforis).
4. Elle, la vérité. — Parmi les propositions censurées par l'assemblée du Clergé, en 1700, on lit les suivantes :
85. Probabile est sufficere attritionera naluralem, modo honestam (Hxc propositio est hœretica).
86. Attritio ex gehennae metu sufficit, etiam sine ulla Dei dilectione, sine ullo ad Deum offensum respectu, quia talis honesta et supernaturalis est (Hœc propositio, qua a dispositionibus necessariis ad absolutionem excluditur quilibet ad Deum offensum respectas, temeraria est, scandalosa, perniciosa, et in hœresim inducit).
87. Goncilium Tridentinum adeo expresse defînivit attritionem quae non vivificet animam, quaeque supponatur sine amore Dei esse, sufficere ad absolutionem, ut auathema pronuntietur adversus negantes (Hxc propositio falsa est, temeraria, concilio Tridentino contraria, et in errorem inducit)..
Outre les propositions censurées, on trouve dans le procès-verbal de l'Assemblée, p. 56i, une déclaration de Dilectione Dei in pœnitentix sacramento requisita.
...Et quidem de dilectione Dei, sicut ad sacramentum baptismi in adultis, ita ad sacramentum pœnitentiae, quae est laboriosus baptismus, requisita, ne necessariam doctrinam omittamus, haec duo imprimis ex sacrosancta synodo Tridentina monenda et docenda esse duximus.
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2009. — A Pierre de La. Broue.
A Versailles, 11 juin [700.
Je parlai hier * à fond à M. le duc du Maine sur la députation, en posant pour fondement que c'était moi qui avais besoin d'un théologien et d'un évêquc comme vous^ Monseigneur, et non pas vous qui
Primum ne quis putet in utroque sacramento requiri ut praeviam, contritionem eana quae sit caritate perfecta et quae cum voto sacramenti, aniequam actu sascipiatur, hominem reconciliet (Sess. xiv, cap. 4)- Alterum ne quis putet in utroque sacramento securum se esse si, praeter fidei et spei actus, non incipiat diligere Deum tanquam omnis justitiœ fontem (Sess. vi, cap. 6).
Neque vero satis adimpleri potest utrique sacramento necessarium vitae novae inchoandae ac servandi mandata divina proposilum, si pœnitens primi ac maximi mandati, quo Deus toto corde dilig^itur, nullara curam gerat ; nec sit saltem animo ita praeparato ut ad illud exequendum, divina opitulanle gratia, sese excitet ac provocet.
Placet etiam caveri a Sacramenti pœnitentiae administris ne in hoc pœnitentlae sacramento aliisque sacramentis conferendis sequantur opinionem probabilem de valore sacramenLi, relicta tutiore (I Prop. Innoc.XI) j neve pœnitentes ipsorum fidei aniraam suam committentes adraonere cessent ut in pœnitendo inchoatae saltem dilectionis Dei ineant viam, quae sola secura sit, graviter peccaturi in hoc salutis discrimine, vel eo solo quod certis incerta prœponant (Aug., lib. ï cont. Donatist., c. 3 et 5).
On sait que Bossuet fit sur cette question un ouvrage qui a été mis au jour par son neveu : Traité de l'amour de Dieu, nécessaire dans le sacrement de Pénitence, suivant la doctrine du concile de Trente, Paris, 1786, in-i2.
Lettre 2009. — Copie authentique au Grand séminaire de Meaux.
1. « Ce jeudi 10, Fête-Dieu,... M. le duc du Maine est venu voir M. de Meaux h l'issue des vêpres et a passé plus d'une heure avec lui... M. de Meaux a écrit à M. l'évèque de Mirepolx qu'hier 11 avait fort pressé M. le duc du Maine de donner à ce prélat la députation de Languedoc pour apporter au Roi le cahier de la province » (Ledieu, t. II, p. 01).
2. Bossuet dit qu'il avait besoin d'être secondé par M. de La Broue pour l'assemblée du Clergé.
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cherchiez une occasion de venir en ce pays. Je ne pus tirer de ce prince de paroles positives, mais seulement un témoignage de ses bonnes dispositions. M. l'évêque d'Uzès' s'est mêlé dans cette affaire : il appuie sur le rang, non pas d'obligation, mais de bienséance ; et déclare qu'il veut bien céder à M. d Alais, qui n'a jamais eu la députation, mais non pas à vous, qui l'avez eue. Je lui parlerai, et je serai très fâché si l'aflaire manque.
Quant à vos projets pour les réunis, j'approuve beaucoup votre dessein de traiter spécialement le Sacrifice*. C'est ce que je me suis aussi proposé, après avoir expliqué les promesses de l'Eglise par une Instruction pastorale ^ qu'on vous envoiera peutêtre par cet ordinaire. Je ne vous parlerai point de notre assemblée : les intentions de M. de Reims sont très bonnes ; vous savez les miennes.
Je suis, avec le respect qui vous est connu, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
M. l'abbé de Catellan s'est chargé de V Instruction, il y a déjà plus de quinze jours.
3. Michel Poncet de La Rivière occupa le siège d'Uzès de 1678 à sa mort, arrivée à Paris au mois de novembre 1728.