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sept. 1700I DE BOSSUET. 34 1
noviim opus aggredimur quam sancla décréta, quoad fieri potuit, colligimus, ordinamus, adhibitis nolis. certisquc principiis indicalis, quibus instrucli cooperalores nostri, sacramentorum adminislri, errores siibinde in Ecclesia renascenles non modo perspicere, verum etiam facile confulare possint. Hoc opus non tam nostrum quam vestrum, veslris quippe auspiciis, vestro spiritu gestum, sanclissimi ac religiosissimi Consacerdoles, veslrae pietati, vestrae fidei commendamus, hoc in lutela praesidioque vestro ponimus : hoc fidèle deposilum cum caeteris egregiis monumentis veslrorum Cœtuum componendum et in communes Ecclesiarum usus adhibendum rehnquimus, ut in Christo Jesu, quo uno confidimus, Ecclesia? Galllcanœ, immo etiam Catholicœ gloria inclarescat^ Yalete in Domino.
Datant in Palatio Regio San-Germano W Kal. Ociobris M. DCC.
8. La conclamnation portée par l'assemblée fut critiquée, nous dit Ledieu (t. II, p. i6/i), dans une Lettre d'un abbé à son ami sur la censure des propositions de l'Assemblée du Clergé, attribui'eau P. Daniel. Cette censure visait des propositions sans en nommer les auteurs. C'était une lacune que voulut combler l'abbé Ledieu, et à cet ellet il composa la Clef de la censure, qui est restée manuscrite et dont h» RibliothèqneNationale(fr. i38o8) possède une bonne copie. Ledieu îrt lut ;^ Bossuet. Le prélat, écrit Ledieu lui-même, « m'a tranché le mot: qu'il jugeait cet ouvrage utile h l'Eglise, qu'il désirait fort de le voir imprimé..., mais qu'il fallait bien prendre garde à qui on confiait un tel dessein ; qu'au surplus, s'il venait à être découvert, il fallait rn'attendre qu'il serait obligé de me désavouer. » Et la raison, c'esl que, « quand il avait obtenu du Roi la permission de faire la censure des casuistes dans la dernière assemblée, c'avait été à la condition expresse qu'on ne nommerait aucun auteur condamné, pour ne rieu aigrir, et qu'il était obligé de tenir cette parole donnée si solennellement... » (Ledieu, t. II, p. 42^ et 4a5).
3^2 CORRESPONDANCE [sept. 1700
j L.-A. GARD. DE NoAiLLES, Archiep. Parisiensis, Praeses.
Y Garolus m., Arch. Dux Remensis.
Y Anna. Arch. Auxitanus.
Y Armandus, Arch. Viennensis.
Y Léo, p. p., Arch. Bituricensis.
"i* Armandus, Arch. Burdigalensis.
Y J. Benignus, Episcopus Meldensis.
Y Henricus, Episcopus et Cornes Cabilonensis.
Y JoANNES Baptista, Episcopus Rhedonensis.
Y Carolus, Episcopus Massiliensis.
Y Henricus, Episcopus Montisaibani.
-|- Henricus, Episc. Gadurcensis.
-f Garolus, Episcopus Glandavensis.
f Josephus Ignatius, Episcopus Aptensis.
-[- LuDOvicus, Episcopus Sagiensis.
Y Franciscus, Episcopus Trecensis.
RoGERius de Bussy-Rabutin. Joannes Bap. de Gailus.
Joannes F. P. de Gaumartin, Abbas B. M. de
Buzayo.
Franciscus Prosper Ghoart de Buzanval.
LuDovicus Armandus de Gourgue.
Gamillus Le Telher de Louvois.
Franciscus Thomassin de S. Paul.
Gl. de Biet de Maubranches.
Joannes de Gatellan.
J. F. Petit de Ravanne.
HoNORATus de Beaujeu.
G. Le Mazuyer.
Jagobus Benignus Bossuet, Abbas Saviniaci.
sept. .700] DE BOSSUET. 343
Flodoardus Moret de Bourchenu, Praeposilus
Ecclesiae Sancli Andréas Gratiariopolis.
Carolus Mauritius Colbert de Villacerf, nuper
Agens, nunc Proinotor.
H. Caholus Arnauld de Pomponne, Abbas Sancti
Medardi.
G. Mauritius du Bouzet de Roquépine, Abbas
Sancti Nicolai Andegavensis.
Gabriel de Cosnac, Agens in rébus Gleri. Carolus Andrault de Langeron Maulevrier, Agens
in rébus Cleri.
ViNCENTius Frangiscus Desmaretz, nuper Agens
in rébus Gleri, nunc a Secrelis.
3026. — Lamoignon de Basville a Bossuet.
Vous avez été si occupé, Monsieur, depuis quelque temps, et à des affaires si importantes*, que je n'ai o^é vous interrompre, quoique je dusse, pour satisfaire à la dernière lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'ocrire^, vous mander mes pensées sur les réflexions que vous avez bien voulu faire touchant la question de savoir si l'on peut contraindre par des voies modérées les nouveaux convertis d'aller à la messe. J'ai employé ce temps à conférer sur cette importante matière avec MM. les évêques de Rieux, de Mirepoix et
Lettre 2026. — Grand séminaire de Meaux. De la main d'un secrétaire ; la signature seule est autographe.
I. L'affaire des Maximes des saints et l'assemblée du Clergé, de
a. Celle du 11 juillet, p. 3i8.
344 CORRESPONDANCE [sept. 1700
de Nîmes. Je leur ai même communiqué votre lettre ; et, après y avoir bien réfléchi, ils ont écrit eux-mêmes les réflexions que je vous envoie^, qui valent bien mieux que tout ce que je pourrais penser : j'y ajouterai seulement ce que l'expérience m'a appris depuis dix-huit ans que je travaille aux aflaires de la religion.
Je vois, Monsieur, que votre principale difficulté est que l'on donne une faible idée de la sainteté du mystère* aux nouveaux convertis, qui y vont avec indiff'érence et même avec répugnance.
Il est certain que, s'il n'y en avait qu'un petit nombre, on devrait ne les y admettre qu'après une épreuve ; et ce devrait être comme le dernier sceau de leur foi. 11 faudrait leur faire j^ désirer un aussi grand bien, et qu'ils ne pussent le recevoir I qu'après en avoir connu parfaitement l'excellence. Mais, lorsqu'il y a dans une seule province plus de deux cent mille nouveaux convertis, il semble que le grand nombre doit faire changer de conduite. Vous savez mieux que moi combien cette raison du grand nombre a été forte dans tous les temps ; ^ que saint Paul et saint Augustin, et même le Sauveur du monde, y ont eu beaucoup d'égard : c'est ce que M. de Mirepoix a très bien démontré dans un petit traité qu'il a fait sur cette matière^.
Il semble, en efl'et, que c'a été de tout temps l'esprit de l'Eglise^. Nous avons plus de soixante-dix lois faites par neuf empereurs orthodoxes depuis Constantin, pratiquées par les rois goths contre les ariens, par Charlemagne contre les Saxons, par saint Louis contre les albigeois, qui contiennent des peines rigoureuses contre les hérétiques réunis, pour les porter à suivre les exercices de notre religion. Elles ont été faites souvent à la prière des évêques, et quelquefois des conciles ; elles ont été louées et approuvées par les Pères de