I. Toujours dans la lettre du il juillet, p. 3i
^38 APPEXDICE IV.
uns qu'il faut contraindre au vrai culte par certaines peines, qui sont ceux qu'on peut croire qu'étant rendus attentifs à la vérité, ils iront de bonne foi à la messe; et l'autre sorte, de ceux qu'il n'y faut pas admettre, bien loin de les v contraindre de quelque manière que ce soit, qui sont ceux que leur profession publique de n'y pas croire et de refuser opiniâtrement de communier, rend incapables de profiter delà messe; ce qui même les rend dignes de châtiment, avec la modération convenable, par pitié pour leur maladie.
Suivant ce principe, on est d'accord avec M. de Meaux. puisqu'il convient que tous les nouveaux réunis qui ne font pas leur devoir, sans exception, doivent subir des peines: les premiers, à cause qu'on pourra croire qu'étant ainsi rendus attentifs à la vérité, ils iront de bonne foi à la messe ; et les autres, parce qu'ils doivent être châtiés par pitié de leur maladie.
D'où il s'ensuit premièrement, que le prince souverain peut, et par conséquent doit faire une loi générale, avec des peines contre tous les nouveaux réunis qui ne font pas leur devoir ; secondement, qu'il faut que l'exécution de cette loi soit continuée, puisqu'on ne sait pas le terme de la conversion solide et sincère de ceux qui paraissent dociles : Momenta quœ Pater posuil in sua potestate- ; et qu'il ne faut pas aussi laisser impunie l'obstination scandaleuse des derniers, que le temps rend plus criminelle.
On dira peut-être que les peines doivent être diflérentes à l'égard des deux sortes de nouveaux convertis dont nous avons parlé, et que ceux de la dernière classe seront à la vérité punis, mais non pas reçus à l'église.
Mais il s'agit ici de savoir s'il faut établir une uniformité de conduite et une même loi de peines légères contre les nouveaux convertis qui paraissent dociles et ceux qui se montrent difficiles de venir au culte catholique. Sur quoi je demande quelle est la marque qui les ditTérencie sulîisamment pour fonder des peines différentes, puisque la proposi-