Cf. t. XI, p. 2A
5o CORRESPO>.DA>GE [juin 1699
un autre nom ^ chez l'évêque de Meaux, et n'a vu que M. le cardinal de Janson, qui le connaissait de Rome comme un homme de mérite, et M. l'archevêque de Paris, sur qui l'évêque de Meaux s'est reposé pour dire sur ce sujet à Sa Majesté ce quil trouverait nécessaire.
Il est demeuré à Rome quatre ou cinq jours seulement, pour quelques affaires dont il y était chargé. Si M. le cardinal de Bouillon, comme ministre du Roi, lui eût ordonné de partir plus tôt, ill'eût fait; car il a trouvé moyen de lui faire dire qu'il serait parti à l'instant, toujours prêt à respecter jusqu'à l'ombre de l'autorité de son roi. Cet ordre lui étant refusé, il n'a pas jugé à propos de s'ébranler des menaces ; et ses affaires finies dans le moins de temps qu'il a pu, il s'est rendu à Florence aux ordres de M. le Grand duc. M. le cardinal continue à le poursuivre dans cette cour, et le menace de le perdre auprès de ce prince, ne voulant laisser aucun asile à un malheureux dont tout le crime est de nous avoir apporté des nouvelles, que nous avions raison de souhaiter.
Cependant on peut assurer qu'il est homme de cœur et de service, bien connu pour tel par les plus honnêtes gens de la Cour, parmi lesquels je nommerai M. de Ghaseron% qui en a parlé avec distinction.
L'évêque de Meaux espère que Sa Majesté, daii^nant écouter ces faits, n'improuvera pas la conduite de