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général qui se tiendra au lieu susdit, auquel seront invités les officiers susdits et principaux habitants, en les avertissant au prône de la messe paroissiale et ensuite au son de la cloche, suivant l'usage.
Seront pareillement invités lesdits officiers et principaux habitants en la manière susdite aux comptes qui se rendront de deux ans en deux ans dans le bureau général par celui des administrateurs qui sortira de charge, et aussi aux affaires extraordinaires concernant ledit hôpital ou hôtel-Dieu, et seront lesd. comptes présentés à Nous et à nos successeurs évêques dans le cours de nos visites, aussi à nos vicaires généraux archidiacres dans le cours de leurs visites.
Quant aux articles des recettes et mises faites journellement par l'administrateur en charge, ils seront arrêtés aux bureaux particuliers, de trois mois en trois mois, au pied des états qui en seront présentés audit bureau par ledit administrateur, signés de lui et de ceux qui se trouveront lors audit bureau.
Seront reçus audit hôtel-Dieu ou hôpital les pauvres malades de l'un et de l'autre sexe de la ville et marché de Crécy, et non d'autres lieux, par l'administrateur en charge, sur l'avis qui en sera donné au bureau, dont sera fait un acte dans le registre.
En attendant que le lieu de l'ancien hôtel-Dieu soit réparé et mis en état, ou suivant qu'il en sera convenu dans la suite, les malades seront quant à présent reçus dans la maison située au Marché et louée pour le temps de six ans. lequel loyer tiendra seulement en attendant.
Il y aura une gardienne logée dans la chambre basse dudit hôlel-Dieu ou hôpital de Crécy, pour soigner les malades nuit et jour, qui sera chargée des lits, meubles et autres ustensiles dont il sera fait inventaire, et il y aura dans la suite au moins quatre lits groupés en deux chambres, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes, meublées de toutes choses nécessaires aux malades.
Sera fait un coffre pour garder les titres et papiers con cernant led. hôtel-Dieu ou hôpital, ensemble le registre principal qui sera fait incessamment, et délibératiosn et élections des administrateurs et autres affaires dudit hôpital ou hôtel-Dieu, et quant à l'arrêt du Conseil, lettres patentes et arrêt d'enregistrement susdits concernant le présent établissement dudit hôpital ou hôtel-Dieu, les originaux en seront portés à Meaux et gardés au trésor commun des titres de l'évêché, copie coUationnée d'iceux en parchemin et en bonne forme, aussi bien que du présent règlement, demeurant dans ledit coffre, auquel il y aura deux serrures et deux clefs, dont l'une sera entre les mains du sieur procureur du Roi dudit bailliage, et l'autre entre les mains de l'administrateur en charge.
Et à l'instant, en présence desdits officiers et principaux habitants soussignés auraient été nommés et choisis à la pluralité des voix les personnes de Jean Dienert, marchand, pour faire la recette, et M* Louis Sautreau, notaire, tous deux administrateurs dudit hôtel-Dieu et hôpital, lesquels à ce présents ont accepté ladite charge et signé avec Nous, Jean Ruelle, Jacques Houdiart, échevins, Jean Prévost, syndic, M* Arnoul Nazaret, Charles de Moncrif, procureur, Pierre Phlippot, Claude Fontaine, Pierre Darcier, Pierre Le Roy, Antoine Gaudin, Toussaint Bernier, Bertrand Le Maistre et
autres, les jour et an ci-dessus. Signés : J. Bénigne, É. de Meaux, Cottinart, J. Antheaume, Grandjean, Bourdereau, Dienert, Ruelle, Houdiart, Prévost, Sautreau, Nazaret, de Moncrif, Fontaine, Darcier, Le Roy, Le Maistre, Phlippot, Gaudin, Gambert, Bernier, avec paraphe, et plus bas est écrit : Par le commandement de mondit seigneur, Ledieu avec paraphe.
Gollationné' aux originaux par moi soussigné, prêtre chancelier et chanoine en l'Eglise de Meaux, secrétaire de mondit seigneur : lesdits originaux des lettres patentes, arrêts du Conseil et d'homologation en parchemin et l'original dudit règlement de l'établissement en papier, le tout porté à Meaux pour être mis au trésor de l'évêché ; lesdites présentes copies laissées au désir du présent règlement pour servir à ce que de raison. Fait audit Crécy le vingt-cinquième jour susdit de juillet et an mil six cent nonante-neuf.
Ledieu.
Extrait des registres du Conseil privé.
Vu par le Roi en son Conseil les avis du sieur évêque de Meaux et du sieur Phelypeaux, conseiller d'État, intendant et commissaire départi en la généralité de Paris sur l'emploi à faire au profit des pauvres des biens et revenus des maladreries, hôpitaux et autres lieux pieux y mentionnés du diocèse de Meaux, en exécution de l'édit et des déclarations des mois de mars, avril et août mil six cent quatre-vingttreize; ouï le rapport du sieur de Harlay, conseiller d'État, et suivant l'avis des sieurs commissaires députés par Sa Majesté pour l'exécution dédits édit et déclarations, et tout considéré, le Roi enson conseil, en exécution desdits édit et déclarations, a uni et unit à l'hôpital de Crécy les biens et revenus de la maladrerie dudit lieu, do l'hôpital de Villeneuve-le-Comte et de la maladrerie de Couilly, pour être lesdits revenus employés à la nourriture et entretien des pauvres dudit hôpital de Crécy, à la charge de satisfaire aux prières et services de