Cet alinéa est delà main de Ledieu
fondation dont peuvent être tenus ledit hôpital de Villeneu ve-le- Comte et lesdites maladreries, et de recevoir les pauvres malades de Villeneuve-le-Gomte et Couilly à proportion des revenus dudit hôpital de Villeneuve-le-Comte et de ladite maladrerie de Couilly, et en conséquence ordonne Sa Majesté que les titres et papiers concernant lesdites maladreries et ledit hôpital de Villeneuve-le-Comte, biens et revenus en dépendant qui peuvent être en la possession do M* Jean-Baptiste Macé, ci-devant grefTier de la chambre royale aux archives de l'Ordre de Saint- Lazare, et entre les mains des commis et préposés par le sieur Intendant et commissaire départi en la généralité de Paris, même en celles des chevaliers dudit Ordre, leurs agents, commis et fermiers ou autres qui jouissaient desdits biens et revenus avant l'édit du mois de mars mil six cent quatre-vingttreize, seront délivrés aux administrateurs dudit hôpital de Crécy, à ce faire les dépositaires contraints par toutes voies, ce faisant ils en demeureront bien et valablement déchargés. Et pour l'exécution du présent arrêt seront toutes lettres nécessaires expédiées. Fait au Conseil privé du Roi tenu à Paris le vingt-sixième jour de mars mil six cent quatre-vingtquinze. Collationné, signé Planson avec paraphe.
Lettres patentes du mois de mai i6g8.
Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut. Nos amés les administrateurs de l'hôpital de Crécy, diocèse de Meaux, nous ont fait remontrer que par nos édit et déclarations des mois de mars, avril et août mil six cent quatre-vingt-treize, nous aurions désuni de l'Ordre de Notre-Dame de Montcarmel et de Saint-Lazare les maladreries et léproseries qui y auraient été jointes et incorporées par autre notre édit du mois de décembre mil six cent soixante et douze, déclarations et arrêts rendus en conséquence et icelles réunies aux hôpitaux desquelles elles auraient été désunies, ce qui a donné lieu à l'arrêt rendu en notre Conseil le vingt-sixième jour de mars mil six cent quatre-vingtquinze portant union audit hôpital de Crécy des biens et
revenus de la maladreriedudit lieu, de l'hôpital de Villeneu vêle-Comte et de la maladrerle de Gouilly, et qu'à cet effet toutes lettres nécessaires en seront expédiées, lesquelles ils nous ont très humblement fait supplier leur vouloir accorder. A ces causes, après avoir fait voir en notre Conseil le susdit arrêt du vingt-six mars mil six cent quatre-vingt-quinze ciattaché sous le contre-scel de notre chancellerie, et désirant que nos édit et déclarations des mois de mars, avril et août mil six cent quatre-vingt-treize soient exécutés selon leur forme et teneur, Nous aurions joint, réuni et incorporé et par ces présentes signées de notre main, joignons et incorporons et réunissons audit hôpital de Crécy les biens et revenus de la maladrerie dudit lieu, de l'hôpital de Villeneuve-le-Gomte et delà maladrerie de Couilly, pour être lesdits revenus employés à la nourriture et entretien des pauvres malades dudit hôpital, à la charge de satisfaire aux prières et services de fondation dont peuvent être tenus ledit hôpital de Villeneuve-le-Comle et lesdites maladreries, et de recevoir les pauvres malades de Villeneuve-le-Comte et de Couilly à proportion des re\enus dudit hôpital de Villeneuve-le-Comte et de ladite maladrerie de Couilly, Et en conséquence nous ordonnons que les titres et papiers concernant lesdites maladreries et ledit hôpital de Villeneuve-le-Comte, biens et revenus en dépendant qui peuvent être en la possession de M* Jean-Baptiste Macé, cidevant greHier de la chambre royale aux Archives de l'Ordre de Saint-Lazare, et entre les mains des commis et préposés par le sieur Intendant et commissaire départi en la généralité de Paris, même en celles des chevaliers dudit Ordre, leurs agents, commis et fermiers ou autres qui jouissaient desdits biens et revenus avant notre édit du mois de mars mil six cent quatrevingt-treize seront délivrés auxdits administrateurs dudit hôpital, à ce faire les dépositaires contraints par toutes voies, ce faisant ils en demeureront bien et valablement déchargés. Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens tenant notre cour de Parlement à Paris que ces présentes ils fassent registrer et du contenu en icelles ensemble audit arrêt, jouir et user lesdits exposants et ceux qui leur suc-
DOCUMENTS DIVERS. H'ji
céderont en ladite qualité d'administrateurs dudit hôpital, pleinement, paisiblement et perpétuellement, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements, nonobstant tous édits et règlements à ce contraires, auxquels nous avons dérogé et dérogeons parcesdiles présentes, à commencer la jouissance du premier juillet mil six cent quatre-vingt-quinze; aussi y attachés, car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes. Donné à Versailles au mois de mai, l'an de grâce mil six cent quatre-vingt-dix-huit, et de notre règne le cinquante-cinq*.
Signé Louis, par le Roi, Phelypeaux avec paraphe, Registrées, ouï le procureur général du Roi pour jouir par les impétrants et ceux qui leur succéderont en ladite administration de leur effet et contenu et être exécutées selon leur forme et teneur, suivant l'arrêt de ce jour. A Paris, en Parlement, le i3* juin 1698. Signé : Berthelot avec paraphe. Visa: Boucherat pour lettres d'union à l'hôpital de Grécy.
Arrêt d'enregistrement du i3 juin i6g8.
Vu par la Cour les lettres patentes du Roi données à Versailles au mois de mai dernier, signé Louis, et sur le repli, par le Roi, Phelypeaux et scellées du grand sceau de cire verte en lacs de soie, obtenues par les administrateurs de l'hôpital de Crécy, par lesquelles, pour les causes y contenues, le seigneur Roi aurait joint, réuni et incorporé audit hôpital les biens et revenus de la maladrerie dudit lieu, de l'hôpital de Villeneuve-le-Comte et de la maladrerie de Couilly, pour en jouir du premier juillet mil six cent quatre-vingt-quinze, et être lesdits revenus employés à la nourriture et entretien des pauvres malades dudit hôpital, à la charge de satisfaire aux prières et services de fondation dont peuvent être tenus ledit hôpital de Villeneuve-le-Comte et lesdites maladreries, et de recevoir les pauvres malades de Villeneuve-le-Comte et de Couilly à proportion de leurs revenus, et ainsi que plus au long le contiennent les dites lettres à la Cour adressantes, et
requête à fin d'enregistrement d'iceiles, conclusions du procureur général du Roi, ouï le rapport de M* Claude Le Doulx, conseiller, tout considéré, la Cour a ordonné et ordonne que iesdites lettres seront enregistrées au greffe d'icelle, pour en jouir par les impétrants et ceux qui leur succéderont en ladite administration de leur effet et contenu et être exécutées selon leur forme et teneur. Fait en Parlement le treizième juin mil six cent quatre-vingt-dix-huit. Signé Berthelot avec paraphe. Collation.
Collationné à ses originaux étant en parchemin, étant rendu à M* Claude Bourdereau, conseiller, avocat et procureur du Roi es sièges royaux de Crécy, ce requérant comme porteur d'iceux, par nous notaire du Roi en la ville dudit Crécy soussigné, l'an mil six cent quatre-vingt-dix-huit, le treizième jour d'août au matin.
Bourdereau.
De Montcrif, n". Sautreau.
Contrôlé à Crécy, le i3 août 1698.
Gratis. Favières.
2° Les Visitandines de Meaux à Bossuet.
Faut-il donc. Monseigneur, qu'une absence pénible A nos justes regrets vous montre si sensible ?
2» — Publié par Deforis, t.VTII, p. lxih. « La petite pièce que nous donnons ici... nous paraît, quoique d'une poésie assez simple, mériter notre attention, parce qu'elle... est remplie de ces sentiments qui font la gloire du pasteur et l'éloge du troupeau. Elle fut composée par la Sœur Claude Marie Amaury, religieuse de la Visitation de Sainte-Marie de Meaux, à l'occasion d'un séjour un peu long que M. Bossuet avait fait à Paris ou à la Cour. Ces dignes religieuses, vivement touchées de son absence, prirent la liberté de lui en faire leurs plaintes ; et Cf prélat, sensible li leur douleur, après avoir justifié son retardement, leur répondit avec une bonté admirable : a Mes Filles, j'eu dis ma « coulpe. )) Sur quoi la religieuse que nous venons de nommer tît les vers suivants qu'elle envoya h M. Bossuet » {Note de Deforis). — La Sœur Amaury figure dans notre tqme VII, p. 5o2.
Faut-il qu'autant distrait par de si grands travaux
Qui consoUnt l'Fjglise au comble de ses maux,
Vous accusiez de coulpe et de coulpe importante
Une perte pour nous seulement affligeante?
Permettez que j'applique à votre repentir
L'oracle que Sion lait partout retentir :
0 bienheureuse coulpe, aveu noble et sincère
Qui donne à ce troupeau son Pasteur et son Père :
Et qui, nous faisant voir un prélat pénitent.
Tous les biens nous procure avec un cœur content !
Vos vertus, digne effet d'une cause divine.
Portent toujours les traits de leur noble origine :
Dans votre pénitence éclate éminemment
L'humble aveu, la douleur et le prompt changement.
Il resterait encor, le dirai-je? ah ! je n'ose;
Mais pourquoi. Monseigneur, vous celer quelque chose?
La constance toujours prouva les conversions :
Que les fruits de la vôtre à jamais nous goûtions !
Si vos emplois sont grands autant que vos mérites.
Ne nous dédaignez pas, quoique, hélas ! si petites.
Un génie élevé, d'un ordre supérieur.
Pour s'abaisser souvent ne perd pas sa grandeur.
Prodiguez, il est juste, aux grands votre éloquence :
Il faut pour les traiter • une riche abondance.
Mais les miettes au moins donnez à notre ardeur ;
Que notre faim vous parle autant que notre cœur.
Verriez-vous sans pitié soixante Cananées^
Qui répandent leur âme à vos pieds prosternées?
Daignez de temps en temps leur préparer du pain,
Car il est bien meilleur pétri de votre main.
Et de cet aliment la force vivifiante
Bientôt ranimera la vertu languissante.