Voir la lettre du 2 juin, p
10. C'est-à-dire les lettres adressées à Florence, comme on l'a vu, p. Si et 4o.
11. Peut-être y a-t-il là une allusion à la déconvenue de Phelipeaux quittant Rome avant que l'abbé Bossuet ait pu obtenir l'induit lui permettant de disposer des bénéfices de son abbaye. Cf. p. 78.
12. Voir t. X, p. 5i, et plus haut, p. 5. L'abbé Bossuet semble craindre, que tout en paraissant appuyer sa demande d'induit, Giori n'ait pas bien disposé le Pape à l'accorder.
i3. Clément Souin, homme d'afFaires de Bossuet à Saint-Lucien, fig^ure déjà au tome IV, p. i33.
l^. Espamglionzinc. Bossuet, le 27 avril (t. XI, p. 821), écrit : sparaondrine. Peut-être quelque espèce particulière de satin ou de damas.
64 CORRESPONDANCE [juin 1699
1949. M™** DE MaINTENON a BoSSUET.
19 juin 1699.
J'ai fait voir au Roi, Monsieur, tout ce que vous m'avez envoyé*. Il m'ordonne de vous assurer que M. votre neveu n'a à craindre aucun mauvais office. On trouve seulement qu'il a eu tort de se servir d'un homme accusé d'un duel.
Je suis. Monsieur, à mon ordinaire, votre très humble et très obéissante servante.
Maintenon.
1960. — A l'Abbé Bossuet.
A Meaux, 20 juin 1699.
Votre lettre du 2 m'a été envoyée ce matin par un exprès de votre frère, par qui je réponds. Plus Rome est raisonnable, plus je souhaite qu'on la ménage et qu'on en conserve l'autorité, 011 consiste le salut et le soutien de l'Eglise et de la catholicité.
J'attends avec impatience le succès de votre induit. Les lettres que m'ont écrites sur ce sujet-là M. le cardinal Panciatici et M. le cardinal Casanata en réponse aux miennes, sont très obligeantes, particulièrement celle du dernier.
Je suis ravi de la réponse de M. le Grand duc sur le sujet de M. de Madot. J'ai instruit amplement sur cette affaire, et j'ai envoyé des mémoires les plus circonstanciés que j'ai pu par les voies les plus efficaces.
Lettre i949. — Ce billet n'a pas trouvé place dans la Correspondance de Mme de Maintenon, édit. Lavallée. I. Le mémoire qu'on a vu, pages ^7 à 5i. Lettre 1950. — L. a. n. s. Grand séminaire de Meaux.
juin 1699I DE BOSSUET. 65
Je ferai savoir les nouvelles de cet ordinaire à M. de Paris ; il a eu quelques accès de fièvre tierce, dont lequinquina l'a défait. Pour moi, je suis ici pour l'octave ' , à mon ordinaire. Je continue à prendre les bains que j'ai commencés à Germigny, il y aura demain huit jours, et j'y retournerai les achever, s'il plaît à Dieu. Ils me font fort bien et on les a crus nécessaires pour guérir à fond une manière d'érésipèle, qui me tient depuis environ deux mois, sans aucune incommodité considérable, sans m'ôter ni l'appétit ni le sommeil. J'ai fait la procession à l'ordinaire et sans aucune peine. Je demeure fort en repos et ne songe qu'à vivre avec un bon régime, et qu'à me rétablir entièrement. Il n'y paraît rien au dehors. Votre présence achèvera^.
Vous avez bien fait de parler au Pape comme vous avezfait^ Je rendrai compte de tout, et M. le cardinal de Bouillon vous doit être fort obligé. Il ne paraît pas à la Cour qu'on prenne grande part à son démêlé avec l'ambassadeur de l'Empereur, dont on sait les causes; et on s'en explique presque publiquement.
1961. — L'Abbé Bossuet a son Oncle.
Rome, ce 25** juin 1699.
M. Poussin vous rendra cette lettre; il part cette nuit et