‹ Correspondance de BossuetChapitre 28 sur 192 · Nous ne possédons aucun renseignement sur ce M. Collin · texte numérisé non relu

Nous ne possédons aucun renseignement sur ce M. Collin

4. Il s'agissait sans doute de la nomination à quelque bénéfice dépendant de l'abbaye de Saint-Lucien. Si Dodart s'intéressait au Beauvaisis, ce n'était pas seulement à cause de sa première femme : son grandpère, Jean Dodart, avait été notaire au bailliage de Glermont, en résidence à Hodenc-en-Bray (Pièces originales, au mot Aubourg).

Lettre i96i. — Inédite. Affaires étrangères, Rome, t. 896,

juillet 1699] DE BOSSUET. 85

M. l'abbé Fleury, nomme par S. M. à révèchc de Fréjus, a dressé au sujet de l'opposition que l'ancien évéque de Fréjus lui a fait signifier depuis peu. Quoiqu'elle puisse être regardée comme nulle, par toutes les circonstances qui l'ont précédée, cependant, Monsieur, S. M. ne voulant rien décider dans une pareille matière que conformément aux règles, Elle m'a ordonné de savoir votre sentiment, et si une semblable opposition vous empêcberait do procéder au sacre de M. l'abbé de Fleury pour l'évèché de Fréjus.

Je crois que vous jugerez à propos de ne pas dire que vous ayez été consulté sur cette affaire, avant que le Roi ait décidé.

Je profite de cette occasion de vous assurer, etc.

1962. — Au Grand duc de Toscane.

Je ne sais par où commencer à rendre grâces très humbles à V. A. R.* pour tant de sortes de bontés

f° ii5. Minute. Une lettre semblable était adressée aux archevêques de Paris et de Reims, ainsi qu'à l'évéque de Chartres. Sur la démission volontaire de Luc d'Aquin, éveque de Fréjus, le 6 janvier 1697, le Roi avait nommé pour lui succéder Louis d'Aquin, son neveu. Le sacre de l'élu devait avoir lieu le 16 juin, lorsque, la veille même, son oncle, qui jusque-là avait paru s'en tenir aux conditions de sa démission, fit opposition. On passa outre, et le nouvel évêque prit possession par procureur le 12 avril 1698. L'opposition continuant toujours malgré l'arrêt du conseil d'Etat du 28 avril (Archives Nationales, E 1907, p. 81), Louis d'Aquin demanda au Roi de se retirer de Fréjus ; il fut nommé à Séez, le i^'' novembre 1698. Le jour même, Louis XIV nommait à Fréjus Hercule-André de Fleury, qui recuises bulles le 3o mars 1699. Luc d'Aquin fit encore opposition devant le Nonce. Alors le Roi fit demander à Bossuet un mémoire sur cette affaire, en lui remettant celui de l'abbé de Fleury. On trouvera à l'appendice le mémoire de l'évéque de Meaux. D'après ses conclusions conformes à l'arrêt du 28 avril 1698, le conseil d'Etat décida en faveur de l'abbé de Fleury, qui fut sacré le 22 novembre 1699.

Lettre 1962. — L. a. s. inédite. Archivio Mediceo, à Florence, t. 8914.

I. On voit, par les correspondances du temps, que l'on traitait d'Altesse royale le Grand duc de Toscane.

86 CORRESPONDA^^GE [août 1699

dont elle m'honore. Mon neveu m'écrit si touché des marques qu'il vous a plu lui en donner que les paroles nous manquent à l'un et à l'autre.

J'attends, Monseigneur, les portraits^ qu'elle me fait espérer pour faire l'ornement de cette maison.

Et que dirais-je, Monseigneur, de M. de Madot, que vous avez comblé de vos grâces à notre très humble recommandation .►^ Il en est, Monseigneur, tout pénétré, et nous prenons la part que nous devons à sa joie et à sa reconnaissance.

J'attends mon neveu avec une nouvelle impatience, pour apprendre de sa bouche des nouvelles particulières de V. A. R. et de sa sérénissime famille. Elle a en moi un serviteur très reconnaissant, qui n'a de regret que celui d'être inutile, et qui est et sera toujours avec tout le respect possible, Monseigneur, de V. A. R. le très humble et très obéissant serviteur.

A Germigny, le 26 juillet 1699.

J. Bénigne, é. deMeaux.

1963. — A Claude Le Peletier.

A Meaux, 2 août 1699.

On m'apprit hier, Monsieur, l'heureux mariage que M. et Mme d'Argouge ont fait de Mme leur fille ' .

2. Les portraits du Grand duc et de sa famille. Voir t. X, p. i, et plus haut, p. 72.

Lettre 1963. — L. a. s. Inédite. Archives de M. le marquis Le Peletier de Rosarabo, au Mesnil (Seine-et-Oise). — Sur Claude Le Peletier, voir t. I, p. 899, et t. IV, p. 189.

I. Jean-Pierre d'Arjrouges de Rannes (16/47-1731), conseiller au Parlement, puis maître des requêtes et conseiller d'Etat, avait épousé,

août 1699] DE BOSSUET. 87

Voilà comme Dieu bénit ceux qui sont droits de cœur. J'ai, Monsieur, une extrême joie des grâces dont il vous comble, surtout de celles qu'il répand sur votre retraite \ il semble qu'il vous veut donner et la foi et la récompense des saints patriarches, et en ce monde et en l'autre.

Villeneuve me roule souvent dans l'esprit dans ma solitude ^ Mais je voudrais bien n'y point porter les restes d'un érésipèle qui n'est pas encore tout à fait éteint. Le fond de la santé n'en paraît pas altéré, puisque. Dieu merci, il ne fait perdre ni le sommeil, ni l'appétit, ni les forces ; mais enfin il dure encore un peu, et il faut, s'il se peut, le déraciner pour en empêcher le retour dans une saison moins propre. Continuez-moi cette précieuse, si fidèle et si ancienne amitié, puisque je suis et serai toujours avec le même attachement et respect. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

J. BénicxNe, é. de Meaux.

Au bas de la page ; M. Le Peletier, Hôtel d'Efïîat*.

le 3i janvier 1677, Françoise Le Peletier (1660-1745), fille de Claude. Leur fille, Madeleine Geneviève d'Argouges, née le 20 août 1680, épousa le 3o juillet 1699, à Saint-Gervais, Pierre Eon de La Baronnie, marquis de Cély, maître et plus tard président en la Chambre des Comptes, qui mourut sans postérité le 4 novembre 1709 (V. Saint-Simon, t. IV, p. 272 ; les Mémoires du marquis de Sourches, t. XI, p. 80, et t. XII, p. iii).

2. Claude Le Peletier était surintendant des postes, lorsque, le 18 septembre 1697, il prit sa retraite pour vivre à Villeneuve-le-Roi dans les exercices de la plus vive piété (Saint-Simon, t. IV, p. 267 et suiv.).

3. C'est à VilIeneuve-le-Roi que Bossuet, en 1676, était allé rétablir sa santé (t. I, p. 399).

4. Cet hôtel du maréchal d'Effiat, père de Cinq-Mars, fut acquis par Le Peletier en 1668. Il est situé, rue Vieille-du-Temple, n<* 24*

88' CORRESPONDANCE [août 1699

1964. — A Antoine de Noailles.

A Germigny, 5 août 1699.

Vous vous souviendrez peut-être, mon cher Seigneur, que je vous parlai, il y a quelque temps, du P. Candide Ghampy, récollet \ et que j'eus l'honneur de vous dire qu'on lui avait causé quelque chagrin du côté de Cambrai, où il n'était pas favorable aux sentiments du prélat ^ Il souhaite, à l'occasion du chapitre qui se va tenir à Paris, que je vous renouvelle, Monseigneur, le bon témoignage que je vous ai rendu de ce Père. Ce n'est pas, Monseigneur, qu'il prétende rien^ ; il m'a toujours dit qu'il ne souhaitait rien, sinon que tout allât le cours ordinaire et naturel à son égard.

Je suis, avec le respect et l'attachement sincère que vous savez, votre très humble serviteur

1965. — Jacques Le Noir a Bossuet.

Monseigneur, En exécution d'une partie de vos ordres, j'ai fait donner à votre portier un petit paquet, dans lequel vous trouverez

Lettre 1964. — Inédite. Copie par le P. Pinchart, chanoine régulier, à la Bibliothèque de Reims, ms. 11^5.

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