‹ Correspondance de BossuetChapitre 29 sur 192 · I. Voir t. X, p. io · texte numérisé non relu

I. Voir t. X, p. io

a. Fénelon.

3 Qu'il prétende à quelque dignité dans son Ordre. Le chapitre était le temps marqué pour les élections aux dif^érentes charges.

Lettre i965. — Quoique publiée par Deforis (t. X, p. 612), cette lettre n'a pas trouvé place dans les éditions plus récentes. — Le des-

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l'extrait de plusieurs Catéchismes, dont il y en a quelquesuns du siècle dernier, qui demandent tous l'amour de Dieu dans le sacrement de Pénitence'. Si on pouvait trouver, Monseigneur, de ces anciens Catéchismes, on y verrait tou-

tinataire ne doit pas être conFondu avec le fameux chanoine Jean Le Noir, tliéologal de Séez, mort eu 1692. C'est Jacques Le Noir, né à Paris, de Cluirles Le Noir, marchand de toile dans la rue Saint-Denis, et de Madeleine Cavelier, sa seconde l-emme. Son père avait é\è. un des plus fidèles amis de Port-Royal, et lui-même fut étroitement lié avec les Messieurs; cependant il souscrivit le formulaire en 1697, lorsqu'il prit possession d'un canonicat de Notre-Dame de Paris. Il mourut le 12 janvier I'7I7, à l'â^je de soixante-quatre ans. Il était frère de l'avocat Le Noir de Saint-Claude, que sou dévouement aux relijjieuses de Port-Royal fit enfermer en 1707 à la Bastille, d'où il ne sortit qu'à la mort de Louis XIV. Le chanoine Le Noir comptait parmi ses amis Bossuet. Racine et Boileau, et c'est dans sa maison du cloître Notre-Dame que mourut Boileau {Mémoires de Fontaine, t. II, p. i83; Nécrologe des plus célèbres défenseurs de la vérité du XVI 11^ siècle, t. II, p. 87; Arnauld, Œuores, t. III, p. 789 et 766; t. IV, p. 5, 6, 62; Racine, Grands écrivains, t. Vil, p. iog ; E, Jovy, Fénelon inédit, p. 293 ; Bibliothèque Nationale, Pièces orig^inales, 2121, fo i83, etc.).

I. Les casuistes enseijjnaient que, pour obtenir le pardon de ses péchés dans le sacrement de pénitence, il suffisait de la contrition imparfaite ou attrition conçue par la crainte des peines de l'enler, accompag^née de l'espérance du pardon, sans qu'il fût nécessaire d'y ajouter même un simple commencement d'amour de Dieu. Leurs adversaires exig^eaient au contraire, pour une attrition suftisante, un commencement d'amour de Dieu pour lui-même. Bossuet, s'appuyant sur le concile de Trente (Sess. VI, c. vi), était de ce dernier avis (cf. sa lettre du 12 juin, p. 53), et, pour le soutenir, composa un traité qui fut imprimé après sa mort. Il s'en était déjà expliqué dans son Catéchisme, mais d'une manière trop peu précise au gré d'Arnauld, qui lui adressa, par l'intermédiaire de Le Noir, des observations auxquelles le prélat répondit à la satisfaction de son critique (OEaores d'Arnauld, t. III, p. 789 et 766, lettres du 12 février et du i4 mars 1694)- Sur cette question, voir A. Lehmkuhl, Theologia moralis, 6^ édit., 1890, t. II, p. 289. Aujourd'hui, parmi les théologiens, les uns disent que toute attrition sincère suffit pour la rémission des péchés dans le sacrement de pénitence, attendu qu'elle renferme implicitement un certain amour de Dieu ; les autres demandent que cet amour soit formulé par un acte explicite. Voir plus loin, p. 179, 180 et 262.

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jours l'amour de Dieu. M. Queyras' en cite beaucoup dans son Éclaircissement, etc. Les livres cités dans les deux papiers écrits de ma main sont, Monseigneur, entre les mains d'un de mes amis et entre les miennes.

Vous trouverez aussi, Monseigneur, une thèse dressée par le P. Narri, cordelier conventueP : les attritionnaires en font bien du bruit. Ce sont des thèses qui se soutiennent tous les mois ; il serait bon de la faire imprimer ici.

Je n'ai pu aller encore, Monseigneur, consulter les Rituels

pour savoir ce qu'ils disent; j'espère y aller au premier jour

et vous en rendre compte. Permettez-moi, Monseigneur, de

me recommander à vos saintes prières et de vous assurer de

mon profond respect. Votre, etc.

r. n r> Le Noir^

Ce 6 août 1699.

2. Mathurin Quéras, n«^, non pas en Gascogne, comme le dit le P. Rapin, mais à La Chapelle-la-Reine, près de Nemonrs, en Gàtinais (alors dans le diocèse de Sens), le i*^'' août i6i4, était fils d'Antoine Quéras et de Suzanne Régnier. Elève du collège des Grassins, puis précepteur du fils de M. Tubeuf, intendant des finances, il avait pris le bonnet de docteur le 1^' mars 16/^7, après avoir obtenu le quatrième rang à la licence de i646. Exclu de la Sorbonne pour avoir refusé de souscrire à la condamnation d'Arnauld, il fut pris pour vicaire général par M. de Gondrin, arcbevèque de Sens, qui le mit à la tète de son séminaire. A la mort de ce prélat (167/j), Quéras se retira à Troyes, dans son prieuré de Saint-Quentin. Il y mourut le 9 avril 1695, laissant la réputation d'un janséniste modéré, très charitable et fort austère. Ses papiers sont conservés dans la bibliothèque de Troyes, ms. 1066. L'ouvrage mentionné ici par le chanoine Le Noir avait paru sans nom d'auteur: Eclaircissement de cette célèbre et importante question, si le concile de Trente a décidé ou déclaré que l'attrition conçue par la seule crainte des peines de l'enfer et sans aucun amour de Dieu soit une disposition sujffisante pour recevoir la rémission des péchés, etc., Paris, 1686, in-8 (Nécrologe des plus célèbres défenseurs de la vérité du XVII^ siècle, s. I,, 1761, in-i3, p. 289; le P. Rapin, Mémoires, t. I, p. ii3; t. III, p. 10; G. Hermant, Mémoires, t. I, p. 871-378; t. IV, p. /4o3 ; Grosley, Mémoires sur les Troyens célèbres, dans ses Œuvres inédites, Paris, i8i5, in-8, t. II, p. 337; Bayle, Nouvelles de la république des lettres, février 1686).

3. La thèse de ce cordelier italien ne paraît pas avoir été imprimée.

4. Les éditeurs donnent avec la date du 9 août 1^99 une lettre à Mme de Berlnghen qui est de 1693.

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