‹ Correspondance de BossuetChapitre 43 sur 192 · Ce qu'on a appelé la Paix de l'Eglise · texte numérisé non relu

Ce qu'on a appelé la Paix de l'Eglise

6. Les Pères bénédictins, éditeurs de saint Augustin. Voir Ingold, Histoire de V édition bénédictine de saint Augustin, p. 12 ï et suiv.

7. Les jésuites, qui ont accusé de jansénisme l'édition de saint Augustin. Le 2 juin 1700, l'Inquisition, outre le Problème, condamna la Lettre de l'Abbé de *** aux R. R. P. P. Bénédictins sur le dernier

I20 CORRESPONDANCE [déc. 1699

passa sans la moindre contestation, quoique j'aie touché toutes les cordes.

J'aurai l'honneur de vous rendre compte au plus tôt de l'écrit que vous m'avez confié.

Vous savez mon respect et mon cordial attachement.

J. Bénigne, é. de Meaux.

1982. — A W' DE Beringhen.

A Meaux, 19 décembre 1699.

Il est vrai, Madame, que je vous ai ôté un bon curé*; mais il m'était nécessaire au lieu otj je l'appelle. Nous aurons tout loisir de conférer ensemble sur le sujet de son successeur.

Il vaque à votre nomination une cure considérable, et qui a bien besoin d'un bon pasteur: c'est celle de Morou^ dans votre voisinage. Gomme je sais vos intentions très pures pour fournir l'Eglise de bons pasteurs, je vous indique les sieurs Lenfant

tome de leur édition de saint Augustin, Colog'ne, in-4 ; Ja Lettre d'un Bénédictin non réformé aux R. R. P, P. Bénédictins de la Congrégation de Sainl-Maur (s. 1 ), 1699, in-12, et la Lettre d'un abbé commendataire adressée à MM. les prélats de France sut la réponse d'un théologien des R. R. P. P. Bénédictins à la lettre de l'abbé Allemand (s. L), 1699, in-12, voir t. XI, p. i3i et 847.

Lettre 1982. — L. a. s. Collection de M. le chanoine Jacquelin, à Meaux.

1. Philbert Lasne de Villeneuve, nommé à la cure de Tancrou, comme il a été dit à la page 1 1 1 .

2. Mouroux, commune importante située entre Faremoutiers et Coulommiers.

déc. 1699J DE BOSSUET. 121

et Foliez^ vicaires de Coulommiers, elles sieurs Landri [etj Saints* vicaires de Saint-Nicolas de cette ville, comme les meilleurs sujets du diocèse. Vous ne sauriez trop prendre garde à ce bénéfice, dont le dernier possesseur^ n'a pas été de grande édification. Je salue Madame votre sœur de tout mon cœur. J. Bénigne, é. de Meaux.

Suscriplion : A Madame l'Abbesse de Faremoutiers, à Faremoutiers.

3. Editeurs : L'enfant et Folien. Etienne Lenffant resta vicaire à Coulommiers jusqu'en 1702, et fut, cette ann«^e-li\, nommé à la cure de La Ferté-sous-Jouarre, qu'il conserva jusque dans les premiers mois de 1737. Il mourut à La Ferté le 8 octobre suivant, à l'âg-e de soixante et onze ans et deux naois. Quant à Jean Folliez (et non Folien), il était bachelier en théologie ; il avait été vicaire à La Chapelle-sur- Grécy en 1697 ®^ ^^9^ 5 *^ ^^^ nommé curé, non pas de Mouroux, mais de Faremoutiers, en 1700; il passa en 1706 à Quincy, puis fut mis en 1709 à la tète de la paroisse Saint-Nicolas de Meaux, où il resta jusqu'à sa mort, le 28 juillet 1726 : il était alors âgé de soixantedeux ans (Etat civil de Coulommiers, de Faremoutiers, de Quincy et de Meaux; cf. Ledieu, t. IV, p. 171 et 170).

4. Editeurs: Landis, vicaires. D'ailleurs les registres paroissiaux ne permettent pas de croire à l'existence de deux vicaires de Saint- Nicolas de Meaux du nom de Landry. Il faut donc corriger Deforis et les autres éditeurs, et lire : « les sieurs Landry etDesaint, vicaires». Landry (Thomas Jacques) et Desaint (Philippe François) quittèrent bientôt après la paroisse Saint-Nicolas ; mais nous ne savons quels postes leur furent alors assignés. Jacques Landry figure à Mauregard, en 17 14, comme curé de Villeneuve-sous-Daramartin.

5. C'était Denis Richer, bachelier en théologie, qui, le t6 mars 168/1; n'ayant encore que les ordres mineurs, avait pris possession de la cure de Mouroux, vacante par la mort de son oncle, Louis Richer, décédé le 12. Il faut croire qu'en 1699, il avait donné sa démission et l'avait ensuite retirée, car il resta à la tète de la paroisse de Mouroux jusqu'au mois de janvier 1715.

122 CORRESPOx\DANGE [janv. 1700

Ï983. — Le Comte de Pontchartrain a Bossuet.

\k Versailles, 3 janvier 1700.]

Le sieur de La Roque ^ , qui avait été enfermé au château [de Saumur] pour avoir fait une préface à un mauvais livre, fut mis en liberté l'année passée, à condition de rester dans la ville [de Saumur] ^ jusqu'à nouvel ordre, ce qui fut fait après que mon père ^ vous eut consulté par ordre du Roi sur son sujet. Ce même homme demande à présent la liberté entière de se retirer où il trouvera à propos. Je vous prie de prendre la peine de me mander quel est votre sentiment à cet égard, afin qu'en rendant compte au Roi de sa lettre, je puisse en même temps dire à S. M. ce que j'aurai appris de vous*. Je suis...

Lettre 1983. — Bibliothèque Nationale, Cl^rambault, 690, f° 3. Publi«^e par M. A. Gaslé, Lettres et pièces,^. 38. — Jérôme Phelypeaux (1674-17/17), fils de Louis, comte de Pontchartrain, fut d'abord connu sous le nom de M. de Mnurepas. Il était conseiller au Parlement de Paris lorsqu'il succéda comme secrétaire d'Etat à son père nommé chancelier le 5 septembre 1699. C'est alors qu'il a se comtifia », comme dit Saint-Simon, et prit le nom de Pontchartrain. Sous la Ré{ifence, il dut se démettre de sa charge de secrétaire d'Etat en feveur de son fils, le comte de Maurepas, futur ministre de Louis XV (Consulter Saint-Simon, Sourches et autres mémorialistes; L. Delayaud^ Jérôme Phelypeaux de Pontchartrain, La Rochelle, 1911, in-8).

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