D. Martène était né en Bourgogne, à Saint-Jean-de-Losne
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j'honore, me fait prendre un intérêt particulier au succès de cet ouvrage ; et c'est, mon Révérend Père, ce qui m'oblige à vous dire ce qui m'est venu de divers endroits : qu'étant très exact dans les rits anciens, vous en avez rapporté un petit nombre, comme actuellement pratiqués, qui ne le sont plus depuis assez longtemps. On m'a allégué pour exemple la coutume de ne se point agenoailler devant le Saint-Sacrement dans l'église de Lyon \ C'est ce que je vous laisse à examiner ; et je me contente que vous sachiez ce qui se dit, afin que rien ne manque à l'exactitude que l'on attend d'une main aussi savante que la vôtre. Soyez cependant persuadé de l'estime singulière avec laquelle je suis, etc.
1987. — A Leibniz.
A Versailles, 2 février 1700.
Monsieur, des deux difficultés que vous m'avez pro-
ville à laquelle Bossuet se rattachait par la famille de sa mère ; il était cousin de l'abbé Jannel, de qui nous avons parlé, t. II, p. 68 (Bibl. Nationale, fr. 25538, fo=^ k^ ei U).
3. En rappelant la coutume générale de faire la génuflexion devant le Saint-Sacrement en signe d'adoration, Dom Martène signale une exception (t. I, p. 666) : « Ganonici lugdunenses ex antiqua Ecclesia* consuetudine hactenus stando id praestant. » Mais, s'il est vrai qu'ils ne font pas la génuflexion, il n'est cependant pas exact qu'ils se tiennent debout en faisant une simple inclination. Dans le rite lyonnais, la génuflexion est remplacée par une « révérence à l'autel en pliant les genoux comme les femmes et comme les enfants de chœur des églises cathédrales, ainsi qu'il est expressément ordonné dans l'ancien ordinaire de cette église » (Le sieur de Moléon (Le Brun des Marettes), Voyages Ulurgiqiics de France. Paris, 1757, in-8, p. 49-5o). Cet usage subsiste encore.
Lettre i981. — De la main d'un copiste, avec une signature
f('v. 1700] DE BOSSUET. i^3
posées dans votre lettre du 1 1"*"' décembre 1699, de la part de votre grand et habile prince', la seconde regardait les degrés entre les articles de foi, les uns étant plus importants que les autres ; et c'est celle-là sur laquelle il faut tâcher aujourd'hui de le satisfaire.
Vous l'expliquez en ces termes : « Quant aux degrés de ce qui est de foi, on disputa dans le colloque de Ratisbonne de ce siècle, entre Hunnius, protestant, et le P. Tanner, jésuite, si les vérités de peu d'importance qui sont dans r Ecriture sainte, comme, par exemple, celle du chien de Tobie, sont des articles de foi, comme le P. Tanner l'assura : ce qui étant posé, il faut reconnaître qu'il y a une infinité d'articles de foi qu'on peut non seulement ignorer, mais même nier impunément, pourvu qu'on croie qu'ils n'ont point été révélés ; comme si quelqu'un croyait que ce passage. Très sunt qui testimonium perhibent, etc., n'est point authentique, puisqu'il manque dans les anciens exemplaires grecs. Il sera question maintenant de savoir s'il y a des articles tellement fondamentaux qu'ils soient nécessaires, necessitate medii, en sorte quon ne les saurait ignorer ou nier sans exposer son salut, et comment on les peut discerner d'avec les autres. »
Il me semble premièrement, Monsieur, que, si
autographe. Hanovre, Papiers de Leibniz, f" 4i5. Imprimée pour la première fois dans les Œuvres posthumes, t. I, p. /JSg. Datée, dans les éditions, du 3o janvier; cette date est celle de la minute (collection H. de Rothschild). Mais la copie qui a été envoyée à Leibniz porte la date du 2 lévrier (Cf. Ledieu, t. II, p. i4 et p. i5). I . Antoine Ulrich.
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j'avais assisté à quelque colloque semblable à celui de Ratisbonne, et qu'il m'eût fallu répondre à la question du chien de Tobie, sans savoir ce que dit alors le P. Tanner, j'aurais cru devoir user de distinction. En prenant le terme d'article de foi selon sa signification^ moins propre et plus étendue, j'aurais dit que toutes les choses révélées de Dieu dans des Ecritures canoniques, importantes ou non importantes, sont en ce sens articles de foi; mais qu'en prenant ce terme d'article de foi dans sa signification étroite et propre, pour les dogmes théologiques immédiatement révélés de Dieu, tous ces faits particuliers ne méritent pas ce titrée
Je n'ai pas besoin de vous dire que je compte ici, parmi les dogmes révélés de Dieu, certaines choses de fait sur lesquelles roule la religion, comme la nativité, la mortel la résurrection de Notre-Seigneur. Les faits dont nous parlons ici sont, comme je viens de le marquer, les laits particuliers. Il y en a de deux sortes : les uns servent à établir les dogmes par des exemples plus ou moins illustres, comme l'histoire d'Esther et les combats de David ; les autres, pour ainsi parler, ne font que peindre et décrire une