‹ Correspondance de BossuetChapitre 58 sur 192 · Commonilorium , VI [P. L., t. L, col · texte numérisé non relu

Commonilorium , VI [P. L., t. L, col

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même, si la vérité éclaircie avait été confirmée dès lors par un concile universel : Cui et ille procul dahio cederet, si (jaœstionis hujus veritas eliqaata et declarata per plenariam concilium solidaretur (Lih. II de Bapt., 4).

Telle est donc la diflerence qu'on a toujours mise entre les dogmes non encore entièrement autorisés par le jugement de l'Eglise, et ceux qu'elle a déclarés autlienliquement véritables : et cela est fondé sur ce que la soumission à l'autorité de l'Eglise étant la dernière épreuve où Jésus-Christ a voulu mettre la docilité de la foi, on n'a plus, quand on méprise cette autorité, à attendre que cette sentence : S'il n écoute pas VEglise, qu'il vous soit comme un païen et un public ain^^ .

Il ne s'agit pas ici de prouver cette doctrine, mais seulement d'exposer à votre grand prince la méthode de l'Eglise catholique pour distinguer, parmi les articles non fondamentaux, les erreurs oii l'on peut tomber innocemment, d'avec les autres. La racine et l'effet de la distinction se tire principalement de la décision de l'Eglise. Nous n'avançons rien de nouveau en cet endroit, non plus que dans toutes les autres parties de notre doctrine. Les plus célèbres docteurs du iv'' siècle parlaient et sentaient" comme nous. Il n'est pas permis de mépriser des autorités si révérées dans tous les siècles suivants, et d'ailleurs, quand saint Augustin assure que saint Gyprien aurait cédé à l'autorité de l'Eglise universelle si sa foi

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