Edit. : pensaient
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s'était déclarée de son temps par un concile de toute la terre, il n'a parlé de cette sorte que sur les paroles expresses de ce saint martyr, qui, interrogé par Antonien, son collègue dans l'épiscopat, quelles étaient les erreurs de Novatien : « Sachez premièrement, lui disait-il, que nous ne devons pas même être curieux de ce qu'il enseigne, puisqu'il est hors de TEglise : quel qu'il soit, et quelque autorité qu'il s'attribue, il n'est pas chrétien, puisqu'il n'est pas dans l'Eglise de Jésus-Christ : Christianas non est, qui in Christi Ecclesia non est» (Epist. ad Anton.). Saint Augustin n'a pas tort de dire qu'un homme qui ne souffre pas qu'on juge digne d examen une doctrine qu'on enseigne hors de l'Eglise, mais qui veut qu'on la rejette à ce seul titre, n'avait eu garde de se soustraire lui-même à une autorité si inviolable.
Il n'est pas même toujours nécessaire, pour mériter d'être condamné, d'avoir contre soi une expresse décision de l'Eglise, pourvu que d'ailleurs sa doctrine soit bien connue et constante. C'est aussi pour cette raison que le même saint Augustin, en parlant du baptême des petits enfants, a prononcé ces paroles : (( Il faut, dit-il, souffrir les contredisants dans les questions qui ne sont pas encore bien examinées, ni pleinement décidées par l autorité de l'Eglise : In quœstionibus nondum plena Ecclesiœ auctoritate discussis. » — « C'est là, continue ce Père, que l'erreur se peut tolérer ; mais elle ne doit pas entreprendre d'ébranler le fondement de l'Eglise : Jbi ferendas est errer, non usqaeadeo progredi débet,
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ut fandamentam ipsum Ecclesiœ qiiatere molialur » (Serm. XIV de Verb. Apost.).
On n'avait encore tenu aucun concile pour y traiter expressément la question du baptême des petits enfants ; mais, parce que la pratique en était constante et universelle, en sorte qu'il n'y avait aucun moyen de la contester, loin de permettre de la révoquer en doute, saint Augustin la prêche hautement comme une vérité toujours établie, et dit que ce doute seul emporte le renversement du fondement de l'Eglise.
C'est à cause que ceux qui nient cette autorité sont proprement ces esprits contentieux que l'Apôtre ne souffre pas dans les Eglises (I Cor., xi, 16). Ce sont ces frères qui marchent désordonnément , et non pas selon la règle qu'il leur a donnée, dont le même Apôtre veut qu'on se retire (II Tliess., ni, 6). On ne se doit retirer d'eux qu'à cause qu'ils se retirent les premiers de l'autorité de l'Eglise et de ses décrets, et se rangent au nombre de ceux qui se séparent euxmêmes (Ep. Judae, ^ 19) * d'où l'on doit conclure qu'encore que la matière de leur dispute ne soit peut-être pas fondamentale, et du .rang de celles dont la connaissance est absolument nécessaire à chaque particulier, ils ne laissent pas, par un autre endroit, d'ébranler le fondement de la foi, en se soulevant contre l'Eglise, et en attaquant directement un article du Symbole aussi important que celui-ci : Je crois VEglise catholique.
S'il faut maintenant venir à la connaissance nécessaire necessitate medii, la principale de ce genre est celle de Jésus-Christ; puisqu'il est établi de Dieu
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comme l'unique moyen du salut, sans la foi duquel on est déjà jugé, et la colère de Dieu demeure sur nous (Joan., III, 18, 36). Il n'est pas dit qu'elle y tombe, mais qu'elle j demeure; parce qu'étant, comme nous le sommes, dans une juste damnation par notre naissance, Dieu ne fait point d'injustice à ceux qu'il y laisse. Ce peut être à cet égard qu'il est écrit : Qui ignore sera ignoré (l Cor., xiv, 38) ; et, quoi qu'il en soit, qui ne connaît pas Jésus-Christ n'en est pas connu ; et il est de ceux à qui il sera dit au jugement : Je ne vous connais pas^^.
On pourrait ici considérer cette parole de Notre- Seigneur : La vie éternelle est de vous connaître, vous qui êtes le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que vous avez envoyé ^\ Cependant, à parler correctement, il semble qu'on ne doit pas dire que la connaissance de Dieu soit nécessaire necessitate medii, mais plutôt d'une nécessité d'un plus haut rang, necessitate finis, parce que Dieu est la fin unique de la vie humaine, le terme de notre amour, et l'objet oii consiste le salut ; mais ce serait inutilement que nous nous étendrions ici sur celte expression, puisqu'elle ne fait aucune sorte de controverse parmi nous.
Pour le livret intitulé Secretio^'", etc., il est très bon dans le fond. On en pourrait retrancher encore quelques articles : il y en aurait quelques autres à éclaircir un peu davantage. Pour entrer dans un plus grand détail, il faudrait traiter tous les articles de