‹ Correspondance de BossuetChapitre 74 sur 192 · Voir t. VIT, p · texte numérisé non relu

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18. On s'est demandé quelle était la pénitente de Bossuet qui faii le sujet de la lettre suivante de Mme de Maintenon à l'archevêque de Paris : « Je voudrais bien, Monseigneur, ne point voir la dévote de

198 CORRESPONDANCE [mai 1700

3 001. — Leibniz a Bossuet.

Wolfenbuttel, ce i4 mai 1700.

Monseigneur, Vos deux grandes et belles lettres^ n'étant pas tant pour moi que pour Mgr le duc Antoine Ulrich, je n'ai point manqué d'en faire rapport à S. A. S., qui même a eu la satisfaction de les lire. Il vous en est bien obligé ; et, comme il honore extrêmement votre mérite éminenl, il en attend aussi beaucoup pour le bien de la chrétienté, jugeant, sur ce qu'il a appris de votre réputation et autorité, que vous y pourriez le plus contribuer. Il serait fâché de vous avoir donné de la peine, s'il ne se félicitait de vous avoir donné en même temps l'occasion de tourner de nouveau vos grands

M. de Meaux ; il y a bien des choses qui sont plus belles de loin que de près. Je ne suis ni intérieure, ni expj^rlmentée d;ins les voies de Dieu, et je n'entends pas la moitié des consultations que cette personne faisait à son directeur. Sauvez-moi donc, si vous le pouvez, cette visite inutile pour elle et pour moi. Mais si, nonobstant ce que l'ai l'honneur de vous dire, je vous fais le moindre plaisir en lui procurant ce qu'elle désire, qu'elle vienne, Monseigneur, samedi ou dimanche après-dîner à Saint-Cyr. Ce sont les jours où j'y vais le plus ordinairement... » (3 mai 1700, dans la Correspondance générale, t. IV, p. 827). Nous sommes tentés de croire que cette lettre de Mme de Maintenon est mal datée et postérieure à la mort de Bossnet : s'il en était ainsi, la « dévote de M. de Meaux » serait Mme Cornuau.

Lettre 2001. — Imprimée d'abord dans les Œuvres posthumes de Bossuet, t. I, p. 471- Il existe, pour cette lettre et pour la suivante, trois minutes autographes, Hanovre, Papiers de Leibniz, f°^3ii, 3i2 et 3i3 ; nous les désignons par A, B, C, et nous suivons la dernière, comme plus conforme au texte donné par le premier éditeur. En marge, Leibniz a écrit : « Ceci est le commencement d'un discours de cent vingt-quatre paragraphes sur le canon du Vieux Testament, que j'ai partagé en deux lettres. » Ces deux lettres sont celles du i^ et du 2 1 mai. La copie destinée à Bossuet fut exécutée parles soins du duc Antoine Ulrich, à qui Leibniz donna ses Instructions le 4 mai (Fouchor de Careil, t. II, p. 3 [3).

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