‹ Correspondance de BossuetChapitre 82 sur 192 · neid., 1. X, V. 83o · texte numérisé non relu

neid., 1. X, V. 83o

19. Il a été parlé de Gallixte, t. YI, p. ko. — Martin Chemnitz (i522-i586), un des plus remarquables tliéoiofjiens réformés, disciple de Mélanchton, fit à Wittemberg des cours publics sur les Loci communes rerum theologicarnm de son maître, qui, dans leur troisième édition, étaient devenus pour les luthériens ce que le livre des Sentences de Pierre Lombard avait été au moyen âg^e. Chemnitz en fit un manuel, Loci theologici (Francfort, lôgi, in-4), qui passa pour une œuvre dogmatique de premier ordre dans l'Eglise luthérienne. Contre plusieurs ouvrages de jésuites il publia un écrit de controverse : Theoloyisf Jesuitaram prœcipuacapita, La Rochelle, i58o, in-8 ;dans son Examen concilti Iridentini, comprenant quatre parties en un vol. In-fol., Francfort, 1578, la première partie traite de la Sainte Ecriture. Bellarmin a réfuté Chemnitz dans ses Controverses. L'Harmonia evangelica de Chemnitz a été continuée par Polycarpe Lyser, Francfort, lÔgS (Voir Melchior Adam, Vitx theologorum Germanorum qui superiori seculo Ecclesiam Christi propagarant et propugnavernnt, etc., 3* édil., Francfort, i7o3, in-fol. ; J. Janssen et L. Pastor, L'Allemagne et la Réforme, trad. française, Paris, 1907, t. VII, p. /i45, 466). — Jean Rainolds ou Reynolds, né à Pinhoe, près d'Exeter, en 1549, ^^'-^^^ fi's ^'""^ fermier. Après avoir enseigné la philosophie et le grec, il prit une part très active aux controverse»; religieuses, assista

mai 1700] DE BOSSUET. 207

ont déjà apportées, dont j'ai choisi celles que j'ai crues les plus ellicaces.

XXIV. Comme il ne s'agit que des livres de l'Ancien Testament qu'on n'a point en langue originale hébraïque et qui ne se sont jamais trouvés dans le canon des Hébreux, je ne parlerai point des livres reçus également chez vous et chez nous. J'accorde donc que, suivant votre § 1 , les livres en questiou ne sont point nouveaux, et qu'ils ont toujours été connus et lus dans l'Kglise chrétienne, suivant les titres qu'ils portent ; et (j^ 2) que particulièrement la Sagesse, l'Ecclé-

à la fameuse conférence de Haraploncourt, en i6oi, et combattit l'Eglise romaine, 8es idées le rapprochaient plus des pur.lains que des an{jlicans. Il Fut principal du collège de Corpus Clirisli, à OxFord, et doyen de Lincoln. Il mourut le 21 mai 1607. Son frère William {ibl\!i^-ibç^!\) prit les ordres dans l'Eglise anglicane, puis se convertit en 1675 au catholicisme. Les principaux ouvrages de Jean Kainolds sont : Sex thèses de sacra Scriptura el Ecclesia, Londres, i58o in-4 ; The Summe oj the conférence between John Rainolds and John Hart toaching the Head and tne faith of Church, Londres, i584, in-4 ; De tiomanœ Ecclesix idololatria, Oxford, 1696, in-4, et surtout Censura librorurn apocryphorum Veteris Teslamenti adversus Pontificios, Oppenheim, 161 1, 2 vol. in-4 (R. Simon, Lettres, t. IV, p. 67, el Histoire critique du Vieux Testament; Ellies du Pin, Bibl. des auteurs séparés de la communion romaine, t. IV, .p. 565 j Anthony Wood, Athenee Oxonienses, Londres, i8i3-i820, /j vol. in-4; Th. Fuller, Church Hislory of Britain, Londres, i655, in-fol. ; National Biography, t. XLVU). — Jean Gerhard (1582-1687), un des plus célèbres théologiens de la confession d'Augsbourg, « appelé la perle de l'orthodoxie luthérienne « (Tholuck, Geist der lutherischen Theologen, p. 5o). Il naquit à Quedlirabourg, en Saxe, fut professeur à léna de 1616 à 1687, date de sa mort. Il a laissé une grande quantité d'ouvrages, parmi lesquels on cite ses commentaires sur différents livres de la Bible et Loci communes theologici, léna, 1610-1622, en 9 vol. in-fol. ; Liber confessionis catholicse in quodoctrina catholica et evangelica Ecclesiarum Augustanœ confessioni addictarum ex Romano-Catholicorum scriptorum suffragiis confirmatur, léna, i634-i637, 4 vol. iu-4 (Voir Ellies Dupin, op. cit., i. III j Adr. Beier, Syllabus rectorum et professorum Jen., làbg, in-8, p. 485 ; Allgemeine deatsche Biographie, t. VIlI, p. 767 ; Erdm. Rod. Fischer, Vita J. Gerhardi ad illuslrandam historiam ecclesiast., Leipsig, 1728, in-8; J -Fr. Cotta, de \ ita scriptisque auctoris en tête de son édition des Loci theologici, Tubingue, 1762, 10 vol. in-4 ; Tholuck, Vorgeschichte des Rationalis-

2o8 * CORRESPONDANCE [mai 1700

siastique, Judith, Tobie et les Machabées ont précédé la naissance de Notre-Seigneur -^.

XXV. Mais je n'accorde pas ce qui est dans le § 3, que le concile de Trente les a trouvés dans le canon (le mot pris en rigueur) depuis douze cents ans. Et quant à la preuve contenue dans le § A, j"? crois que je ferai voir clairement ci-dessous que, dans le concile III de Carthage, saint Augustin, que plusieurs croient y avoir été-^, et quelques autres, qui ont parlé quelquefois comme eux et après eux, se sonl servis des mots de canonique et de divin d'une manière plus générale et dans une signification fort inférieure, prenant canonique pour ce que les canons de l'Église autorisent, et qui est opposé à l'apocryphe ou caché, pris dans un mauvais sens ; et divin., pour ce qui contient des instructions excellentes sur les choses divines, et qui est reconnu conforme aux livres immédiatement divins ^-.

XX\I. Et puisque le même saint Augustin s'explique fort nettement en d'autres endroits, où il marque précisément, après tant d'autres, l'infériorité de ces livres, je crois que les règles de la bonne interprétation demandent que les passages où l'on parle d'une manière plus vague, soient expliqués par ceux où l'auteur s'explique avec distinction ■'^

XXVII. On doit donner la même interprétation (§ 5), à la lettre du pape Innocent I, écrite à Exupère, évêque de Tournai. Halle, i853-i8o/i, l. I; G. Franck, Geschichte der Jenaischen Theolog. ; J. Janssen et L. Pastor, L'Allemagne et la Réforme, traduction française, Paris, t. VII, Paris, 1907, in-8, p. 454-)

Page 1