Voir plus haut, p
8. Gabrielli appartenait à l'ordre des feuillants; il fut compris dans la première promotion de cardinaux.
9. Serrani fut néanmoins élu général au mois de juin. Lettre 1933. — L. a. d. s. Collection E. Levesque. Inédite.
I . Deux lettres rendant compte à Bossuet des séances de l'assemblé provinciale de Cambrai tenues le 24 et le 25 mai.
mai 1699J DE BOSSUEÏ. 29
très satisfaite^. Je n'ai pas oublié M. de Tournay. L'Eglise vous est obligée à tous deux'. J'attendrai la suite, et en userai de même. Je vous envoie la lettre de M. de C[ambrai] au Pape en lui promettant son mandement \ Si elle vient avant l'envoi de ce paquet, vous l'aurez ; sinon, par le prochain ordinaire, sans manquer.
Vous savez mon très humble respect.
1934. — A Alphonse de Yalbelle.
A Versailles, 3o mai 1699.
J'ai reçu, Monseigneur, votre lettre du 26 et,
3. On voit par le procès-verbal (Œuvres de Fénelon, t. IX, p. 189 et suiv.) que Valbelle s'est docilement inspiré des conseils et des arg^uments de Bossuet.
3. Ces deux prélats avaient réservé expressément le droit des éveques à être juges de la doctrine, con Fermement aux maximes de l'Eglise gallicane. C'est le 26, que Valbelle proposa de demander la suppression des écrits composés en faveur du livre condamné. Fénelon s'y refusa, disant, entre autres choses, qu'il n'avait aucune raison pour aller au-delà des termes du jugement porté par le Pape. Néanmoins, comme président de l'assemblée et contre son sentiment personnel, il conclut à la pluralité des voix que le Roi serait supplié d'ordonner la suppression des ouvrages faits pour la défense du livre des Maximes (Fénelon, Œuvres, t. IX, p. 208. On voit que, sur ce point, le récit de Saint-Simon est inexact : les évêques de Tournay et d'Arras n'ont pas pris parti pour leur métropolitain, quoiqu'ils se fussent bornés à donner leurs raisons de vive voix, sans vouloir les laisser par écrit). Le gros du monde, dit Saint-Simon, se tourna contre l'évêque de Saint-Omer ; « la Cour même le blâma, et quand il y reparut, il n'y trouva que de la froideur parmi ceux même qu'il regardait comme
ses amis et qui ne l'étaient ni de M de Cambrai ni des siens » (Tome VI, p. ibg). Et ailleurs (t. XXVI, p. 78), Saint-Simon dit qu'en cette circonstance, Valbelle se déshonora. Daguesseau traite « d'indignes tracasseries » les procédés de ce prélat (Œuvres, t. XIII, in-4, p. 182).