Foucher : soixante
mai 1700]
DE BOSSUET. 23i
ment ne rapporte que les livres que les protestants reconnaissent, et dit expressément qu'il sont au nombre de vingtdeux^^.
LXXIX. Saint Amphilocho, évêque d'Iconie'^'', était du même temps et de pareille autorité. Il a aussi fait des vers, mais ïambiques, sur le même sujet, adressés à un Séleucus ^^. Outre qu'il nomme les mêmes livres, il parle encore fort distinctement de la différence des livres qu'on faisait passer sous le nom de la sainte Écriture. Il dit qu'il y en a d'adultérins, qu'on doit éviter et qu'il compare à de la fausse monnaie ; qu'il y en a de moyens, ij^agaouç et, comme il dit, approchant de la parole de la vérité, ysiTov^iç, voisins ; mais qu'il y en a aussi de divinement inspirés, dont il dit vouloir nommer chacun, pour les discerner des autres :
Ego theopneustos singulos dicam tlbi.
Et là-dessus il ne nomme du Vieux Testament que ceux qui sont reçus par les Hébreux ; ce qu'il dit être le plus assuré canon des livres inspirés ^^.
LXXX. Saint Épiphane, évêque de Salamine dans l'île de Chypre, a fait un livre Des poids et des mesures^^, où il y a encore un dénombrement tout semblable des livres divins du Vieux Testament, qu'il dit être vingt-deux en nombre ; et pousse la comparaison avec les lettres de l'alphabet si loin, qu'il dit que, comme il y a des lettres doubles de l'alphabet, il y a aussi des livres de la sainte Écriture du Vieux Testament qui sont partagés en d'autres livres. On trouve la même conformité avec le canon des Hébreux dans ses Héré' sies V et lxxvi^'.
a8. Cf. la lettre du 17 août 1701, n°s xi-xin.