‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 103 sur 211 · Sans doute, une lettre qui accompagnait celle-ci · texte numérisé non relu

Sans doute, une lettre qui accompagnait celle-ci

3. Louis Félix, marquis de La Valette, brigadier de cavalerie en 1677, maréchal de camp en 1688, lieutenant général en 1698, se distingua au siège de Luxembourg et aux batailles de Fleurus et de Nerwinde, et mourut le 9 février 1696, dans sa soixantième année. Il était fils de Jean-Louis, dit le chevalier de La Valette, l'un des enfants naturels du duc d'Épernon (Saint-Simon, t. 1, p. 34o).

376 CORRESPONDANCE [mars 1677

particulière, Monsieur, votre très humble serviteur. J. Bémgne, a. é. de Condom.

Au bas de la page : M. Dalliès, au cul-de-sac de Saint-Germain-l'Auxenois, aux Trois marchands.

lA- — Louvois A BOSSUET.

Devant Valenciennes, le i3 mars 1677.

Monsieur, J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 10 de ce mois en faveur de M. de La Hroue '. Je

Lettre 14. — Inédite. Archives du Ministère de la Guerre, t. 5 19, p. i4o. Minute.

I. Cette lettre ne s'est point retrouvée. — Jean-François de LaBroue, seigneur de Gandalou, frère de l'évèque de Mirepoix et, comme lui, Ëls de Jacqueline de Catellan (ou Calhelan) et de Biaise de La Broue, conseiller au Parlement de Toulouse, d'une branche détachée de la famille de La Broue, dont étaient les seigfneurs de Vareilles-Sommière (paroisse d'Avrilhe, dans la Basse-Marche). Né '1 Toulouse en 16/4I, il avait d'abord servi dans les {gardes du corps, puis avait été capitaine d'une compagnie de chevau-légers. Dans une affaire avec les Espagnols, en Roussillon, le 25 juin 1674, quoique blessé de trois coup» de sabre, il poursuivit l'ennemi; mais son ardeur l'emporta trop loin, et 11 fut fait prisonnier. Sa belle conduite lui valut une pension de I 200 livres, avec la promesse d'un régiment; toutefois c'est seulement le 20 janvier i6qo qu'on lui donna celui de Foix-infanterie, et il le conserva jusqu'en i6()5. Il fut reçu gouverneur de Moissac le 3 janvier 1677, succédant au comte de Féneloii ; il mourut dans cette ville le 5 octobre l']'2!\. Il avait épousé d'abord (18 ;uillet 1678) Angélique de Crucy de Marcillac, puis Jeanne de Marqueyrel (27 septembre 1698) et enfin Françoise de Homegoux. Il n'eut d'enfants <|ue du premier lit : deux filles, Françoise et Louise, el de plus Pierre-F^ouis (1679-1721), conseiller au Parlement de Toulouse; Siivesire (1681- 1758), bénédictin ; Blaisc-Marie(i68()-I 7/iM), archidiacre de Mirepoix; François (1688-1758), prieur de Sainl-.Maffre de Briiniqucl aprcs son oncle, l'évèque, et après son frère Silvestre : celui-ci a sa notice dans le Nécrologe janséniste de Cerveau, t. Il, p '|f)f». (Invrntnire des

vous supplie d'être persuadé que je le servirai en ce que je pourrai. Mais je suis obligé de vous dire qu'il y a un officier à la tête du régiment que vous demandez pour lui, auquel le Hoi ne voudrait pas faire tort en prenant son inférieur. Je suis

Au bas : M. l'évéque de Condom.

i5. — A P. Daniel H

ANIEL nUET.

Monseigneur le Dauphin continue la lecture de Virgile soir et matin. Il en lit cent vers à chaque fois, parce que c'est une seconde lecture, où on ne l'arrête qu'aux diiTicultés principales. Il traduit le matin de l'oraison joro Ligario ; l'après-dînée ', il met en latin quelque chose qu'il a traduit de Térence. Vous lui ferez faire ce qu'il vous plaira. Il y a quelques autres choses qui demandent une certaine suite. Vous en pourrez remplir le temps de ce que vous jugerez le plus à propos.

M. Millet' a la clef.

archives communales de Moissac, par MM. Dumas Rauly etGandilhon, Montauban, 1906, in-^ ; la Gazette du i4 juillet 167/i ; Dictionnaire de La Chenaye des Bois, au mot Bkoue ; abbé F. Robert, Histoire (les évêques de Mirepoix, dans le Bulletin historique du diocèse de Pamiers. Cnuserans et Mirepoix, t. II, année igiS, p. a/ii à 267).

Lettre 15. — L. a., sans date ni signature. Bibl. Laurenziana. Publiée parM. Léon-G. Pellissier dans le Bulletin du Bibliophile, i88g. Elle nous paraît devoir être placée entre celles qui portent, dans notre tome II, les n"^ i5o et 190, c'est-à-dire à l'année 1678.

Page 1