Cette lettre ne nous a pas été conservée
aSo CORRESPONDANCE [nov. 1679
l'j. — Au Marquis de Pomponne.
Monsieur,
J'ai été autant affligé que surpris de ce qui vous est arrivé. Je me suis en même temps tourné à Dieu pour le prier de vous faire trouver en lui la consolation que vous ne pouviez en eilet trouver que là. Un de mes amis et des vôtres, qui s'était chargé de vous dire mes sentiments sur celte malheureuse occasion, a été cause, Monsieur, que vous n'avez pas reçu plus tôt les marques de mon zèle, de' mon affection sincère et de mon respect. J'ai su de lui qu'occupé d'autres pensées, il m'avait oublié. Croyez, s'il vous plaît. Monsieur, que rien ne me fera jamais oublier ce que je dois à vos bontés toujours constantes pour moi, ni quitter la résolution que j'ai toujours eue d'être avec un fidèle attachement. Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur. J. Bénigne, é. de Condom.
A Saint-Germain, 26 novembre 1679.
M. de Pomponne.
Lettre il- — L. a. s. Inédite, sauf pour la première phrase, qui se lit dans la Biographie Michaud, article I'omi-onne. Copie faite par Rochebilière sur l'aut()(»riiplie de la succession Monmerqui', en 1861. — Simon Arnauld, marquis de Pomponne (iGiS-iOqç)), était fils d'Arnauld d'Andilly et neveu du grand Arnauld. Après avoir été employé h diverses missions diplomatiques, il fui non)nié secrétaire d'État des Affaires étrangères en 1O71 ; mais son emploi lui fut retiré le 18 novembre 1679, et l'on peut iiie dans Mme de Sévijjné le récit de cette disgrâce subite. La Bibliothèque de l'Arsenal possède les
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