‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 117 sur 211 · A Claude Le Peletier · texte numérisé non relu

A Claude Le Peletier

A Meaux, 39 avril 169a.

Le sieur de La Grange partit hier *, Monsieur, incontinent après la réception de votre lettre du 27, et

se convertit au catholicisme et eut des diFficultés avec la famille de son mari : un arrêt du Châtelet, du 19 août 1682, la maintint en possession de la terre de Saint-Gyr, qui lui avait été assignée pour douaire et dont son fils lui avait laissé la propriété par testament. Amelot de La Houssaye {Mémoires, t. II, p. 223 et 233) parle en mauvais termes des mœurs de Mme de Buat. (Cf. registres de l'état-civil à Saint- Gyr-sur-Morin; Bibliothèque Nationale, Thoisy i3o, f^ 4 19 et 421 ; F, 28671, in-/i).

Lettre 29. — L. a. s. des initiales. Inédite. Archives du marquis de Rosambo.

I. Il était suspect à la police et, dès le 32 avril, sa présence était signalée dans la maison de Bossuet à Paris. Il fut arrêté h Versailles le 29, le jour même où Bossuet écrivait cette lettre (Ravaisson, Archives de la Bastille, t. IX, p. 343 et 344)-

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il a dû être ce matin à votre levé. Je suis trompé s'il y a de la malice en son fait. Vous en jugerez mieux que moi par la convenance des choses et par les rapports qu'on aura de lui. Pour moi, je ne garantis rien. Je vous dirai seulement que, lorsqu'il se retira du régiment où il servait, avec congé de son capitaine, il me parut que, dans une affaire qu'il y avait eue, on avait un peu chargé l'étranger sans appui en faveur du Français qu'on soutenait. Au surplus, je m'en rapporte à ce qui en est.

On ne me conseille pas d'aller à Versailles tant que la plaidoirie durera contre Mme de Jouarre, à cause du juste refus que je lui ai fait du congé qu'elle me demandait pour aller plaider, et que j'ai donné parole de me tenir ici pendant ce temps-là^. Mais, si vous voulez bien me faire la grâce, en cas que cela se puisse, de me mander la marche du Roi^ j'irais sur le passage de S. M. pour lui rendre mes respects ; et, en même temps, je tâcherais de vous prendre sur votre route et de vous couper le passage. Ce me sera une douceur bien particulière de vous embrasser en passant. Mais, je vous conjure, si cela se peut, de m'avertir un peu de bonne heure, afin que je prenne mes mesures.

Mon affaire trouve des difficultés par la prévention du plaidoyer de M. Talon* et celle de quelques personnes plus puissantes encore. Ce m'est une con-

a. Cf. t. V, p. 12^, 136 et ^98.

3. Le Roi devîiit passer par Clianlilly, en se rendant au siège de Namur. Cf. l. V, p. ib(j.

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